La descente aux enfers continue pour Barnes & Noble | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 27.02.2014 à 14h48 (mis à jour le 27.02.2014 à 17h27) Etats-Unis

La descente aux enfers continue pour Barnes & Noble

Chiffre d'affaires en baisse, filiale Nook au bord du gouffre : Barnes & Noble se veut rassurant mais étudie la scission du groupe entre ses activités de commerce et celles liées au numérique. 

Mercredi 26 février, Barnes & Noble a annoncé ses résultats pour le troisième trimestre de l'année fiscale 2014 (27 octobre 2013 / 25 janvier 2014). Avec une chute de 10,3% de ses revenus par rapport au trimestre équivalent de 2013, le chiffre d'affaires a atteint 2 milliards de $, dont 1,4 milliard de $ pour ses activités de commerce (-6,3%). Le résultat d'exploitation progresse grâce à une forte diminution des dépenses dans la filiale Nook (livres et supports numériques), passant de 59 millions de $ il y a un an à 173 millions de $. Seule bonne nouvelle, Barnes & Noble a affiché un bénéfice de 63,2 millions de $.

Déjà, au trimestre précédent, le chiffre d'affaires avait flanché de 8% par rapport au trimestre correspondant de l'exercice fiscal 2012/2013.

Si l'on exclut les ventes de contenus numériques, la baisse en librairie et sur Internet est cependant moins dramatique (-0,5%).

Les résultats sont d'autant plus mauvais que Barnes & Noble avait communiqué des chiffres relativement solides pour la période des fêtes avec une légère réduction de son chiffre d'affaires (-0,2%) dans les magasins, comparé à la même période de 2012.

Mais la branche Nook continue de fortement peser sur ses résultats : la filière électronique a enregistré une chute de 50,4% de ses revenus entre le troisième trimestre 2013 et le troisième trimestre 2014. Ses pertes, moins fortes que les trimestres précédents, s'élèvent malgré tout à 61,8 millions de $ pour ce troisième trimestre.
Les ventes de liseuses et tablettes Nook ont baissé de 58,2% tandis que celles des contenus numériques ont diminué de 26,5%. Barnes & Noble invoque un prix moyen des supports en baisse et l'absence de nouveaux produits. 

Le groupe envisage de réduire le nombre de salariés dans cette filiale, après avoir fortement réduit les coûts. Nook pourrait malgré tout lancer un nouveau support en couleurs d'ici l'été pour se relancer, et même survivre dans ce secteur. La filiale est toujours en quête d'un partenariat avec un fabriquant mondial.

Barnes & Noble n'a pas profité de la fermeture de son concurrent Borders. La première chaîne de librairies américaine continue de fermer plus de magasins qu'elle n'en ouvre. La semaine dernière, le fonds d'inverstissement G Asset Management a proposé de reprendre 51% du groupe et 51% de la filiale Nook. Le groupe a rejeté l'offre mais il étudie toujours la possibilité d'une scission entre ses branches librairies (y compris universitaires) et Nook.

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