La justice américaine valide l'accord entre le Ministère de la justice et Hachette, HarperCollins et Simon & Schuster

La justice américaine valide l'accord entre le Ministère de la justice et Hachette, HarperCollins et Simon & Schuster

Cette décision est une mauvaise nouvelle pour Apple, Penguin Group et Macmillan, également accusés d'avoir participé à l'entente.

Par Vincy Thomas
avec vt, avec afp Créé le 15.04.2015 à 22h43

La justice américaine a validé, à la surprise générale, jeudi 6 septembre un accord à l'amiable passé par trois éditeurs - Hachette, HarperCollins (groupe News Corp.) et Simon & Schuster (groupe CBS) - pour mettre fin à des poursuites pour entente sur le prix des livres numériques.

Un document judiciaire, signé par la juge new-yorkaise Denise Cote, donne le feu vert à cet accord, annoncé en avril, qui entraîne le paiement de 69 millions de dollars pour indemniser les consommateurs (voir actualité du 31 août).

Ils vont aussi changer leurs pratiques, et permettre aux distributeurs de livres électroniques, comme Amazon ou Barnes & Noble, de réduire le prix de leurs titres s'ils le désirent.

"Les intérêts de l'administration judiciaire et des entreprises impliquées pèsent lourdement en faveur d'une entrée en vigueur immédiate" du jugement, souligne le document judiciaire.

Cette décision est une mauvaise nouvelle pour Apple, également accusé d'avoir participé à l'entente et qui doit comparaître devant un tribunal en juin 2013, de même que deux autres éditeurs n'ayant pas accepté de passer un accord, Penguin Group (filiale du britannique Pearson) et Macmillan (filiale du groupe allemand Bertelsmann).

Apple avait plaidé pour que l'accord amiable n'entre en vigueur qu'après son propre procès, ce que la juge a rejeté.

"Les consommateurs de livres électroniques ne doivent pas être forcés à attendre jusqu'à après le procès de juin 2013 pour profiter des bénéfices importants attendus de l'accord", indique le document.

La juge dit aussi vouloir éviter que les éditeurs ayant accepté l'accord se retrouvent dans "un vide juridique" au moment du procès, alors qu'ils doivent participer à l'enquête, et soient obligés "de se défendre sur leurs actions de peur que leur accord soit annulé".

L'Association des libraires américains (ABA) a exprimé sa profonde déception suite à ce jugement. Elle va réunir son conseil afin d'envisager d'éventuelles actions juridiques.
15.04 2015

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