La rentrée littéraire fait moins vendre selon GFK | Livres Hebdo

Par Anne-Laure Walter, avec GFK à Marseille, le 01.07.2019 à 17h38 (mis à jour le 02.07.2019 à 13h01) RNL 2019

La rentrée littéraire fait moins vendre selon GFK

Best sellers en progression et ventes moyennes en baisse - Photo GFK

A l’occasion des Rencontres nationales de la librairie, l'institut a présenté une étude sur la littérature, qui révèle que la rentrée littéraire a perdu presque un tiers de son chiffre d'affaires en six ans.

Pour introduire un atelier autour de la crise de la littérature, GFK a présenté une étude sur le secteur, lundi 1er juillet, lors des Rencontres nationales de la librairie (RNL). Le chiffre d'affaires annuel de la littérature s'est stabilisé, situé entre 520 et 540 millions d'euros selon l'institut. Et la librairie (premier et deuxième niveaux) reste le premier circuit de ventes de la littérature, réalisant 45% du chiffre d'affaires.

La librairie reste encore plus le réseau privilégié de la rentrée littéraire puisqu'elle réalise 61% du chiffre d'affaires. Mais le rendez-vous d'automne, qui s'appuie sur la nouveauté et le grand format, deux points en difficulté pour le rayon littérature, est en perte de vitesse selon l'institut. En 2018, la rentrée d'automne, avec ses 554 titres, a généré un fort chiffre d'affaires de 48 millions d'euros, mais en baisse de 32% par rapport à 2012.

Trop de nouveautés, moins de ventes

Sur l'ensemble de l'année, la nouveauté a en effet de plus en plus de mal à se faire une place. En dix ans, la production au rayon littérature a augmenté de 5% (plus de 5000 références vendues à plus de 100 exemplaires en 2018). GFK estime les ventes moyennes sur la nouveauté à 4600 exemplaires (-3% en dix ans).

La nouveauté a perdu 15% de son chiffre d’affaires en cinq ans, et représente 58% des ventes contre 63% en 2014. En parallèle, le format poche explose (+17% de chiffre d'affaires en 10 ans) tandis que le grand format régresse de 7%.

La diversité éditoriale

Les best-sellers (romans qui s'écoulent à plus de 50000 exemplaires) représentent 32% du chiffre d'affaires du marché et ont progressé. En revanche, ce que GFK qualifie d'"édition du milieu", à savoir les livres vendus entre 2000 et 50000 exemplaires et qui constitue le cœur du marché (48% du CA), est en difficulté. Elle ne représente plus que 3750 références, 600 de moins qu'en 2008.

Quant à la "longue traîne" (les livres à moins de 2000 exemplaires) qui réalise un cinquième de l'activité, ils représentent 82400 livres (+31000 titres par rapport à 2008) et les trois quarts s'écoulent à moins de 100 exemplaires.
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