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La romancière Zoé Valdès, candidate malheureuse de l'extrême-droite au Sénat espagnol

L'écrivaine cubaine, Zoé Valdès, est connue pour ses prises de position favorables à divers extrêmes droites, partout dans le monde. - Photo DR

La romancière Zoé Valdès, candidate malheureuse de l'extrême-droite au Sénat espagnol

L’écrivaine d’origine cubaine s'était portée candidate, en tant que représentante du parti d'extrême-droite Vox, pour la circonscription de Madrid lors des élections législatives en Espagne, ce dimanche 23 juillet. Mais elle ne siègera pas, le Parti Populaire (PP) étant largement arrivé en tête. 

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Par Elodie Carreira
Créé le 24.07.2023 à 12h23

On connaissait ses prises de position conservatrices sur les réseaux mais pas sa volonté de s’engager politiquement en Espagne. Pourtant, dimanche 23 juillet, le nom de l’écrivaine hispano-cubaine Zoé Valdès, connue pour son insoumission au régime castriste, est apparu sur les listes électorales des législatives anticipées. « Vox n’est pas d’extrême-droite mais d’extrême nécessité », a-t-elle déclaré au Monde. « Je suis antifasciste et anticommuniste. Je ne suis pas d’extrême-droite. Mon œuvre parle pour moi », a-t-elle poursuivi. D’après les informations recueillies par le quotidien du soir, c’est le parti Vox, dirigé par le très conservateur Santiago Abascal, qui aurait proposé à l’écrivaine de figurer sur les listes électorales. Même si les chances étaient moindres — c'est finalement le Parti Populaire (PP) qui l'a emporté dans la commune de Madrid —  Zoé Valdès aurait accepté l'offre de Vox pour « mener la lutte anticommuniste et anticastriste » et épargner à l’Espagne le même destin que le Venezuela.

Son premier soutien au parti d’extrême-droite espagnol a été observé en 2017, en même temps que celui apporté à l’ancien président des États-Unis, Donald Trump. Pourtant, Zoé Valdès s’est fait connaître du grand public comme dissidente du régime cubain. En 1995, son ouvrage Le néant quotidien (Actes Sud) l’a contrainte à l’exil pour opposition au régime du dictateur Fidel Castro. Accueillie en France, elle poursuit sa critique de La Havane castriste dans La Douleur du dollar (Actes Sud, 1997), livre qui lui vaut d’être reconnue internationalement.

Si elle est naturalisée espagnole la même année, Zoé Valdès choisit de rester vivre dans l’Hexagone. Elle publie plusieurs recueils de poésie, des essais, des ouvrages pour la jeunesse et surtout une quinzaine de romans chez Actes Sud et Gallimard. D’abord élevée au grade de Chevalier des arts et des lettres en 1999, elle a reçu la Grande Médaille Vermeil de la Ville de Paris en 2015. 

Révélés le lundi 24 juillet, les résultats de la commune de Madrid montrent que le parti libéral (PP) de Pedro Sanchez arrive en tête avec près de 42 % des votes. Le parti Vox n'arrive, lui, qu'en quatrième place avec 12 % des voix. A l'échelle nationale, les partis de droite — Vox et PP — remportent la majorité au Sénat avec 181 sièges sur 225, d'après l'infographie du média espagnol El País.

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