Droits

La SGDL demande au Baron perché de payer ses auteurs

Le stand de la SGDL au Salon du livre de Paris en 2014. - Photo OLIVIER DION

La SGDL demande au Baron perché de payer ses auteurs

Alertés par des auteurs publiés chez cet éditeur jeunesse propriété du groupe Hoche Communication/Révolution 9, qui n'ont toujours pas reçu leurs droits au titre de l'année 2014, la Société des gens de lettres entame une procédure en leur nom.
 

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Par Hervé Hugueny,
Créé le 25.01.2016 à 18h01,
Mis à jour le 26.01.2016 à 16h10

"Ignorant relances téléphoniques et lettres recommandées, les éditions du Baron perché ont pris le parti de ne pas verser aux auteurs les droits qui leur étaient dus en 2014 et parfois antérieurement", constate la Société des gens de lettres (SGDL) dans un communiqué publié sur son site Internet.
Au total, ce sont plus de cinquante auteurs qui sont concernés par ces pratiques inadmissibles. SGDL
"Au total, ce sont plus de cinquante auteurs qui sont concernés par ces pratiques inadmissibles. Dix-huit d’entre eux ont saisi la SGDL et la Charte [groupement d'auteurs jeunesse] qui ont conjointement pris l’initiative de faire délivrer par huissier de justice un commandement de payer", poursuit la SGDL. Elle souligne qu'elle entreprend une telle démarche pour la première fois, et précise que le montant des droits pour les auteurs l'ayant mandatée atteint 15 000 euros.
 
Contactée, Brigitte Stéphan, la directrice éditoriale, ancienne gérante de la maison, préfère renvoyer vers ses actionnaires. Depuis 2011, Le Baron perché fait partie du groupe Hoche Communication, lui-même dans l'orbite du groupe Révolution 9. Hoche Communication a été créé en 2013 et rassemble, selon l'annuaire de l'édition 2016 de Livres Hebdo, les marques ou filiales Jacques Marie Laffont éditeur, José Carlin, Le Baron perché, Vents de sable et Le Sablier.

La direction générale et éditoriale de Hoche Communication est assurée par Jacques-Marie Laffont. Le président en est Olivier Baillet, par ailleurs gérant du Baron perché, et directeur général de Révolution 9, dont le président est Nicolas Bianciotto. Aucun d'entre eux n'a pu être joint. Revolution 9 compte plusieurs dizaines de filiales dans la communication. Selon son site Internet, ce groupe basé avenue de La Motte Picquet, à Paris (7e arrondissement), emploie 240 personnes et réalise 24 millions d'euros de marge brute. Il ne publie toutefois aucun compte, pas plus que Hoche Communication.
 
En décembre 2015, Hoche Communication avait déposé un dossier pour la reprise du groupe De Borée, en redressement judiciaire. Le tribunal de commerce de Clermont-Ferrand n'a pas donné suite, ayant entendu les salariés de De Borée alertés par les renseignements recueillis au sujet de ce groupe, et nullement rassurés par la promesse qui leur était pourtant faite par ses dirigeants de maintenir tous les emplois.

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