Percée

Tokyo vice, premier titre des jeunes éditions Marchialy, connaît depuis sa parution le 2 février un joli succès éditorial. Cette enquête au cœur de la mafia japonaise, signée du journaliste américain Jake Adelstein, s’est trouvée en rupture de stock dix jours après sa publication. Tiré initialement à 3 500 exemplaires, il a fait l’objet de deux réimpressions pour atteindre les 9 500. Parallèlement, le livre a bénéficié d’une large couverture presse - Libération, Les Inrockuptibles, France Inter… - et d’un soutien des libraires. "Maison d’édition inconnue, premier ouvrage d’un auteur : on n’aurait jamais pu espérer un tel engouement, d’autant que nous sommes partis de zéro", commente Christophe Payet, l’un des quatre fondateurs de la maison, par ailleurs journaliste. Pour lancer ce titre, le quatuor a en effet organisé une campagne de crowdfunding. Cette dernière, soutenue par des professionnels du milieu comme Adrien Bosc, a dépassé leurs espérances et permis de récolter 13 500 euros. "Je pense que les gens ont été interpellés par l’objet livre, qui est très soigné, mais aussi par ce texte de creative non fiction, quasi manifeste de Marchialy", explique Christophe Payet, pour qui "c’est rassurant de voir qu’il est encore possible de percer dans l’édition indépendante". Leur prochain titre, Une femme chez les chasseurs de têtes, arrivera en librairie le 4 mai. P. L.






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