L'Attrape-Cœurs se recentre sur le 18e arrondissement de Paris | Livres Hebdo

Par Clarisse Normand, le 14.11.2019 à 16h25 (mis à jour le 14.11.2019 à 17h00) Librairie

L'Attrape-Cœurs se recentre sur le 18e arrondissement de Paris

Devanture de la librairie L'Attrape-Coeur - Photo L'ATTRAPE-COEUR

La librairie abandonne son annexe du 15e arrondissement et s'agrandit avec une deuxième boutique, à deux pas de l'enseigne historique, dans le 18e.
 
 

L'Attrape-Cœurs inaugure sa réorganisation avec une journée de festivités, samedi 16 novembre. Créée en 2002 sur 50 mètres carrés, dans le quartier Lamarck-Caulaincourt, à Paris (18e), la librairie avait ouvert une succursale dans le 15e arrondissement, en 2012, à défaut d'avoir pu s'agrandir dans le 18e. Mais cette année, l'opportunité de reprendre une pharmacie de 70 mètres carrés située au 42, avenue Junot, à une encablure de son site historique, a conduit à une reconfiguration de l'ensemble.

Les deux gérantes, Erika Menu et Sylvie Loriquer, ont décidé de se séparer de l'annexe du 15e. "Nous n'avons pas vocation à développer les points de vente", argumente cette dernière, qui pointe "les contraintes logistiques liées à la gestion de deux magasins éloignés". En très bonne santé, avec un chiffre d'affaires de 400 000 euros en 2018, la librairie du 15e a donc été fermée le 2 novembre, mais des négociations sont en cours pour une transmission.

Un grand réaménagement

Dans le 18e, la librairie historique a fait l'objet d'un réaménagement pour se recentrer sur la jeunesse, la BD et la littérature de l'imaginaire tandis que le nouveau local se voit dédié à la littérature générale, ainsi qu'aux polars, aux sciences humaines, aux beaux-arts et à la cuisine.

La boutique a été aménagé de façon chaleureuse et conviviale avec des murs peints en rouge très doux, rappelant les mosaïques du sol à l'entrée. Le lieu est agrémenté de meubles en bois et d'un grand comptoir de bar en zinc, récupéré du 15e, installé au fond du magasin avec, devant, des hauts tabourets pour s'y installer et boire le thé servi à partir d'un gros samovar.

Une librairie peut en cacher une autre

Avec leur enseigne, leur hauvent jaune et leur nouveau logo commun, un petit cœur sur pattes, les deux points de vente se font directement écho. Chacun signale les rayons de l'autre avec une signalétique de randonnée pédestre, constituée de petits panneaux en bois directionnels pointant vers l'autre site, du type "Sciences humaine 80m".

Après avoir quasiment doublé l'offre dans le 18e, Sylvie Loriquer, qui travaille avec une associée et deux salariées, entend aussi doubler le chiffre d'affaires d'ici trois ans pour le porter à 800 000 euros. Soit le niveau réalisé l'an dernier avec ses points de vente du 18e et du 15e. Son projet a été soutenu par l'Adelc, le CNL, la Drac et la Région Ile-de-France.
 
close

S’abonner à #La Lettre