Le "Black friday" bientôt interdit? | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, avec afp, le 27.11.2019 à 21h41 (mis à jour le 27.11.2019 à 22h00) Consommation

Le "Black friday" bientôt interdit?

Un amendement est passé en commission à l'Assemblée nationale pour associer le "Black Friday" à une pratique commerciale agressive, et donc passible de prison et d'une forte amende.

Dans la nuit de lundi à mardi, en commission les députés ont donné leur accord à un amendement au projet de loi antigaspillage qui associe le "Black friday" à des pratiques commerciales agressives. Le "Black friday" serait dont interdit de campagnes de promotions au motif qu'il induit le consommateur en erreur, lui faisant croire à une période de soldes alors que ce n'est pas la période.

L'amendement sera examiné par l'Assemblée nationale le 9 décembre. La mesure a été portée par l'ancienne ministre de l'Ecologie et députée non inscrite Delphine Batho, et soutenu par un proche de Nicolas Hulot, le député Matthieu Orphelin, afin de lutter contre la surconsommation. Si l'amendement est voté par les députés, les commerces qui intégreront le "Black friday" seront passibles d'un emprisonnement de deux ans et d'une amende d'au moins de 300000 euros.

Lundi sur BFM Business, la ministre de la transition écologique, Elisabeth Borne, a mis en garde contre la "frénésie de consommation" liée au "Black Friday", coutume commerciale importée des Etats-Unis et popularisée en France par les sites de e-commerce comme Amazaon. Elle a aussi critiqué son impact négatif sur l’environnement.

Sous le slogan "Block Friday", des groupes de militants écologistes, comme Extinction Rebellion, Youth for Climate ou Attac, ont prévu des actions un peu partout en France vendredi pour dénoncer "la grande braderie de la planète" que représente, selon eux, ce jour de promotion. Les jeunes militants pour le climat de Youth for Climate promettent sur Twitter "une grosse action de désobéissance civile" dans Paris.

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