Le Festival d'Angoulême s'inquiète d'une possible baisse de ses subventions | Livres Hebdo

Par Pierre Georges, le 15.10.2015 à 17h03 (mis à jour le 15.10.2015 à 18h00) Bande dessinée

Le Festival d'Angoulême s'inquiète d'une possible baisse de ses subventions

Photo PHOTO OLIVIER DION

Dans un communiqué en date du 12 octobre, l'association du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême s'inquiète d'une possible baisse des subventions versées par la municipalité.

Lors de la dernière réunion du bureau des adjoints de la ville d'Angoulême, à laquelle l'association du Festival international de la bande dessinée (FIBD) participait, la ville a indiqué qu'elle envisageait de diminuer sa contribution financière directe au festival "sur une base pouvant aller de -10 à -50%". Actuellement, la ville participe à hauteur de 542 000 euros dans le budget total du festival (4,1 millions d'euros), qui est par ailleurs alimenté de moitié par les subventions d'autres collectivités publiques. 

Dans un communiqué en date du 12 octobre, l'association du FIBD, qui prépare actuellement sa 43e édition, s'inquiète de cette diminution de ses subventions, même si cela ne reste pour l'instant qu'une hypothèse. Il a néanmoins été demandé aux responsables du festival "de justifier les raisons pour lesquelles la ville apporte son niveau de concours actuel à la manifestation", ainsi que de "formaliser des hypothèques sur les conséquences que la baisse des subventions pourraient avoir sur (...) l'organisation de l'événement". 

Du côté de la mairie, on assure "que 50% de réduction budgétaire, ce n'est pas imaginable une seule seconde". "La ville n'a pas cherché à mettre de l'huile sur le feu et la BD conserve son statut particulier", affirme Samuel Cazenave, premier adjoint en charge de la culture, interrogé par le quotidien Sud Ouest. Toutefois, il n'écarte pas clairement les hypothèses de réduction de subventions, tout en confirmant que la ville cherchait à faire des économies, et "qu'une démarche globale d'auditions budgétaires de tous les partenaires culturels" était à l'ordre du jour. 

Retombées financières

Delphine Groux, de l'association du FIBD, précise dans son communiqué "que le festival de la BD génère 4 millions d'euros de retombées financières sur le territoire et des dizaines de millions de retombées indirectes (médias, image de marque, développement économique)". Elle conclut : "une municipalité qui connaît les atouts de son territoire ne peut ignorer cela."

Le FIBD figure par ailleurs dans la liste des manifestations qui ne rémunèrent pas les interventions des auteurs. Or le CNL, qui verse jusqu'à présent 125 000 euros au festival,  a annoncé  qu'il n'examinerait plus en 2016 les demandes d'aides des salons qui ne rémunèrent pas les auteurs.
close

S’abonner à #La Lettre