Manifestation

Après avoir dit "Je t'aime" aux librairies en 2020, les lecteurs viendront remercier les commerces culturels de proximité de la capitale, à l'occasion de la septième édition du Pari des Libraires, qui se tiendra du 18 au 24 juin. 

Cette édition 2021, parrainée par la romancière et traductrice Alice Zeniter, entend remercier les libraires et les librairies indépendantes. Pendant une semaine, les lecteurs fêteront le plaisir de la lecture, dans une centaine de librairies franciliennes. Les festivités commenceront avec une soirée de lancement, prévu le 18 juin à 19 heures, à la librairie de Paris en présence de la marraine. 

Echangez vos coups de coeur dans les librairies

Par ailleurs, les petits et grands lecteurs profiteront de l'évènement pour "partager leurs coups de cœur sur des marque-pages aux couleurs du Pari des Libraires." Les lecteurs y dévoileront leur livre fétiche, le classique de leur enfance, le livre à emporter sur une île déserte ou une découverte récente qu'ils recommandent. 

Les festivaliers pourront aussi gagner un ticket gagnant. En effet, les libraires ont caché 100 chèques Lire dans les gazettes du Pari Des Libraires, disponible dans les librairies participantes.  
 
 

Créée en 2015, à l’initiative des libraires parisiens, Le Pari des Libraires vise à valoriser et à faire découvrir les librairies et les compétences de ceux qui y travaillent. Orchestrée par l’association Paris libraires, la manifestation promeut l’achat de livres dans les librairies indépendantes.  

Les mots d'Alice Zeniter, marraine de l'édition 2021

"Lorsque je suis partie de chez mes parents, l’intégralité des livres qui m’appartenaient tenait dans une boîte à chaussures. J’avais grandi dans les bibliothèques municipales plus que dans les librairies et j’avais dû rendre les ouvrages, chaque fois, aux dates requises sur le petit carton de couleur glissé sous la couverture.

Aujourd’hui encore, quand je passe devant mes étagères chargées de livres, je m’émerveille qu’ils soient nombreux et qu’ils aient le droit de rester là, jour après jour, nuit après nuit – c’est comme une pyjama party qui n’en finit pas, qu’aucun parent ne vient interrompre au matin pour dire qu’il est temps de rentrer.

Les librairies me font ce même effet d’une fête, une grande fête au sein de laquelle je suis cette convive ravie et hébétée qui passe d’un invité à un autre en craignant de ne pas avoir le temps de parler à tout le monde. Je ricoche entre les présentoirs et les rayonnages, je souris aux titres connus (« Tu es là, toi aussi ? »), je revois des couvertures oubliées (« Ça fait tellement longtemps... »), je pose timidement mon doigt sur la tranche d’un roman longtemps convoité mais jamais lu (est-ce que c’est le moment de l’aborder ?), je croise enfin ces livres amis d’amis (« Untel, untelle m’ont beaucoup parlé de toi ») dont je m’étonnais qu’aucune étagère, jusque-là, ne les ai mis sur ma route. 

Je regarde avec un sourire admiratif les libraires qui ont invité deux groupes dont j’aurais eu peur qu’ils ne se mélangent pas mais qui semblent désormais faits pour deviser ensemble, dans un coin de la boutique ou la pleine lumière de la vitrine. En retour, les libraires, en parfaits hôtes de la fête, viennent parfois me suggérer de me mêler à telle bande, là-bas, de l’autre côté de la pièce que je ne connais pas mais qui va me plaire, me présentent des livres inconnus, défendent un invité jugé difficile en m’assurant qu’il est exceptionnel. 

Parfois je rentre avec un ouvrage dont je ne savais rien trente minutes plus tôt, parfois nous partons en bande, mes vieux amis et moi, et la fête se poursuit encore une fois chez moi, dans un fauteuil silencieux."


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