Le photographe Gérard Rondeau s'est éteint | Livres Hebdo

Par Pauline Leduc, le 14.09.2016 à 15h38 (mis à jour le 14.09.2016 à 16h48) Disparition

Le photographe Gérard Rondeau s'est éteint

Gérard Rondeau. - Photo DR

Grand spécialiste du noir et blanc, portraitiste de nombreux écrivains et artistes, le photographe français Gérard Rondeau est décédé le 13 septembre à 63 ans, des suites d'une "maladie fulgurante". Il laisse derrière lui une quinzaine d'ouvrages. 

"C'est un ami de très longue date et sûrement un des plus beaux portraitistes du monde littéraire qui vient de disparaître", déplore Olivier Frébourg, le directeur des Equateurs qui publiait depuis 4 ans les travaux du photographe français Gérard Rondeau qui s'est éteint mardi 13 septembre à l'âge de 63 ans, des suites d'une "maladie fulgurante". "Il avait un regard et un rapport à ses sujets très littéraire et lorsqu'il prévoyait le portrait d'un écrivain, il lisait absolument toute l'œuvre de ce dernier pour mieux le saisir", continue Olivier Frébourg qui souligne par ailleurs "la palette extrêmement large" des thèmes que l'artiste photographiait. 

Une curiosité sans limite  

Né en 1953 à Chalons sur Marne, Gérard Rondeau fut l'ami intime d'écrivains comme le romancier Yves Gibeau, à qui il rendit hommage dans Les fantômes du Chemin des Dames (Seuil, 2003), et de peintres tel Paul Rebeyrolle, dont il publia un livre de portraits en 2013 aux Equateurs, Rebeyrolle ou le journal d'un peintre. Baroudeur, le photographe a accompagné de nombreuses missions de Médecins du Monde et suivi la vie à Sarajevo durant la guerre et le siège de la ville. Avec le journaliste Zlatko Dizdarevic il avait notamment publié Portraits de Sarajevo (Spengler, 1994) et Le silence et rien autour (Actes Sud, 1994).

Pendant plus de 20 ans, ses portraits ont été publiés dans les pages du Monde mais aussi exposés au Grand Palais ou à la Maison européenne de la photographie. Peu de temps avant sa mort, le photographe avait commencé à retracer une partie de son œuvre photographique dans J'avais posé le monde sur la table, un beau recueil paru aux Equateurs en décembre 2015. 

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