Manifestation

La 23ème édition Le Printemps des Poètes se tiendra du samedi 13 mars au lundi 29 mars 2021. Pendant 15 jours, des activités présentielles et en ligne seront organisées autour d'un thème : Le Désir. L'affiche est signée Sarah Moon.

Au programme de la manifestation : lectures, rencontres, spectacles, ateliers d’écriture, scènes ouvertes, campagnes d’affichage, balades ou encore résidences. Ces activités se dérouleront dans différents endroits avec de nombreuses publications attendues. Le parrain de cette édition qui succédera à Sandrine Bonnaire sera connu en janvier.

"Pour cette 23e édition des milliers d’évènements accessibles à tous, pour que la parole poétique soit au cœur de nos vies, en tous lieux : écoles, universités, librairies, bibliothèques, théâtres, maisons de poésie, hôpitaux, Ehpad, centres et espaces culturels, prisons, jardins, ciel ouvert, métros, gares, villages et bout du monde" précise le communiqué.

L'an dernier, la manifestation avait été interrompue par le confinement décidé par le gouvernement pour lutter contre la pandémie du coronavirus.
 

Lettre de Sophie Nauleau, directrice artistique du Printemps des Poètes

"Quelle profonde inquiétude, quel désir d’autre chose, Autre chose qu’un pays, qu’un moment, qu’une vie, Quel désir, peut-être d’autres états d’âme…" 

S’exclamait Fernando Pessoa sous le masque d’Álvaro de Campos. En portugais aussi, le désir nous relie aux étoiles. Tout droit tombé des astres et des regrets latins : desiderare qui vient de sidus, sideris.

Comme un ciel étincelant d’absences. Une aimantation vitale. Un souhait ancestral, jamais élucidé, jamais rassasié, jamais exaucé. 
Alors oui, après L’Ardeur, La Beauté et Le Courage, voici venu le Printemps du Désir. 

Des longs désirs de Louise Labé aux désirs obstinés d’Olivier de Magny. Du désir de gloire des chansons de geste jusqu’au rude chemin des plus hauts désirs de René Daumal. De l’anéantissement, qui mène au rien du nirvana, jusqu’au désir sans fin d’Éros. Depuis le grand désir du plaisir admirable de Pernette du Guillet jusqu’au fragile et subreptice désir de vivre d’Alejandra Pizarnik, en passant par l’amour réalisé du désir demeuré désir qu’est le poème pour René Char. De Philippe Desportes, qui entendait Avoir pour tout guide un désir téméraire, jusqu’au plus sentimental spleen d’Alain Souchon, qui nous a mis en tête refrains et souvenirs : Mon premier c'est désir...

Du Cantique des cantiques aux désirs éperdus de ce troisième millénaire menacé, tout reste à fleur de mots. Et à oser ensemble, au plus intime de soi."

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