Le Prix de littérature arabe décerné à Inaam Kachachi | Livres Hebdo

Par Amélie Boutet, le 06.09.2016 à 19h30 (mis à jour le 07.09.2016 à 11h38) Proclamation

Le Prix de littérature arabe décerné à Inaam Kachachi

Inaam Kachachi - Photo PHOTO CATHERINE HÉLIE © GALLIMARD

L’auteure et journaliste Inaam Kachachi a été récompensée pour son deuxième roman publié en France, Dispersés (Gallimard).

Le Prix de littérature arabe 2016 a été attribué à l'écrivaine et journaliste Inaam Kachachi pour Dispersés, son deuxième roman, publié par Gallimard et traduit de l'arabe par François Zabbal. Pour le jury présidé par Pierre Leroy, cogérant de Lagardère SCA, et composé de personnalités du journalisme, de la culture et des arts ainsi que de spécialistes du monde arabe, il s'agit d'"un roman bouleversant sur la tragédie des chrétiens d’Irak, écrit dans un style prenant et poétique, avec beaucoup de justesse et de sensibilité".

Le jury a également attribué une mention spéciale, assortie d'une dotation de 5000 euros, à Réda Dalil pour son ouvrage Best-seller (Le Fennec, 2016), dont "l’écriture résolument actuelle témoigne d’un talent très prometteur", estime le jury.

Dispersés met en scène une femme irakienne âgée de 80 ans, qui quitte son pays natal pour s’installer en France auprès de sa nièce. L’ancienne gynécologue, qui n’a cessé de lutter pour l’amélioration des soins prodigués aux femmes dans une société patriarcale, découvre ainsi les difficultés de la condition d’immigrée.

Installée à Paris depuis 1979, Inaam Kachachi, également auteure en 2009 de Si je t’oublie, Bagdad (Liana Lévi), a fait l'objet en janvier dans Livres Hebdo d'un Avant-Portrait dans lequel elle indiquait s'être "mise à écrire tardivement en laissant émerger ces voix et les histoires dans lesquelles j’ai baigné enfant". Elle déclarait avoir puisé dans la colère emmagasinée depuis que "Bush a occupé [son] pays. L’expression romanesque est née de ce cri."
 
La sélection finale du Prix de littérature arabe 2016 comprenait aussi Des pierres dans ma poche, de Kaouther Adimi (Seuil) ; Le tambour des larmes, de Mbarek Beyrouk (Elyzad) ; Villa des femmes, de Charif Majdalani (Seuil) ; A cœur ouvert, d’Abdo Wazen (Actes Sud) ; et Le corps de ma mère, de Fawzia Zouari (Joëlle Losfeld).
 
L’an dernier, le Prix de littérature arabe avait été décerné à Mohammed Hasan Alwan pour Le castor (Seuil, 2015).
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