Ces dernières années, les éditeurs de poches ont acquis suffisamment de confiance pour surfer sans crainte sur la vague du webmarketing. Cette orientation désormais incontournable crée de nouveaux postes et entraîne une réorganisation des services marketing et communication. L’effort des équipes se concentre sur trois axes.
1. Investir les réseaux sociaux
Pour les éditeurs de poches, qui revendiquent depuis toujours une proximité avec les lecteurs, être absents des réseaux sociaux serait presque un contresens. Les cinq principaux acteurs du secteur ont investi Facebook ou Twitter, voire les deux. L’idée est de s’adresser aux lecteurs sur le mode de la conversation afin d’alimenter le buzz autour de certains titres ou de certains auteurs, et de créer un sentiment de fidélité autour de la marque. Cette démarche s’avère particulièrement adaptée en littérature de genre, où les lecteurs sont organisés en communautés très actives sur le Web.
2. Miser sur les blogueurs
Parfois très suivis, les blogueurs sont désormais considérés par les services de presse comme des interlocuteurs aussi influents que les journalistes. Là encore, c’est particulièrement vrai pour la littérature de genre, qui trouve dans ces blogs un espace d’expression et de promotion rare dans les médias traditionnels.
3. Renouveler les sites officiels
La vitrine d’une marque de poche reste souvent son site officiel. Aussi les éditeurs ont-ils à cœur d’animer et de rajeunir régulièrement le leur avec des outils amusants. Ils explorent pour cela de multiples pistes comme les "moteurs d’envie" pour trouver un livre adapté à son état d’esprit du moment, les vidéos de libraires présentant leur dernier coup de cœur, les jeux concours ou encore des dispositifs de valorisation des ebooks. <
