Rentrée d'hiver 2022

Le travail de l'éditeur à l'honneur dans la fiction

Éric Neuhoff met en scène des éditeurs dans Rentrée littéraire. - Photo Olivier Dion

Le travail de l'éditeur à l'honneur dans la fiction

Les éditeurs sont les vedettes de cette rentrée d'hiver. Pour le pire et pour le meilleur.

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Par Isabel Contreras ,
Créé le 07.01.2022 à 08h30 ,
Mis à jour le 07.01.2022 à 09h30

Titré en toute simplicité Rentrée littéraire, le nouveau roman d'Éric Neuhoff met en scène un couple d'éditeurs qui s'apprête à vendre sa maison d'édition à un industriel... L'histoire ne vous rappellerait-elle pas quelque chose ? La relation entre l'éditeur traditionnel et l'écrivain, loin de la concentration éditoriale, inspire plus largement bon nombre de fictions à paraître en janvier et février. Dans Le contrat d'Ella Balaert (Éditions des Femmes), le personnage principal hésite à publier son prochain roman aux éditions Thanathographes, serait-elle en train de signer son arrêt de mort ? De son côté, Nora se méfie, elle aussi, de son éditeur, Maurice, dans L'héritière, premier roman de Gabriela Manzoni (Séguier). D'autres écrivains se muent en enquêteurs comme Elias Torres dans le roman de Vincent Message (Seuil) ou Charlotte, cette écrivaine en résidence d'auteurs qui incarne le roman de Christian Carayon chez Hervé Chopin.

En parallèle, des éditeurs signent des romans cet hiver. Chez Grasset, où il a passé la majeure partie de sa carrière, Manuel Carcassonne, directeur général de Stock, sort un premier roman très personnel tout comme le fondateur des éditions québécoises Mémoire d'Encrier, Rodney Saint-Eloy qui rend hommage à sa mère dans Quand il fait triste Bertha chante (Héloïse d'Ormesson). L'éditrice de Gallimard, Paule du Bouchet, remémore, elle, une amie d'enfance dans L'annonce (Gallimard) quand la journaliste littéraire Sophie Pujas revient sur une histoire de famille dans Les homards sont immortels (Flammarion).

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