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Les 4 "hot books" qui ont enflammé Francfort 2020

Photo FRANKFURT BOOK FAIR

Les 4 "hot books" qui ont enflammé Francfort 2020

Offres à l'aveugle pour le premier roman de Quentin Tarantino, enchères qui s'envolent autour de fictions signées par des talents prometteurs...  Retour sur les "hot books" de la 72e foire internationale du livre de Francfort, qui s'est tenue virtuellement entre le 14 et le 18 octobre et a attiré plus de 200000 visiteurs en ligne. 

Par Isabel Contreras, Pauline Gabinari,
Créé le 20.10.2020 à 19h26,
Mis à jour le 21.10.2020 à 16h49

La Foire internationale du livre de Francfort 2020 ne s'est pas achevée. Des deals sont toujours en cours ce mardi 20 octobre, le plus important étant celui autour du premier roman de Quentin Tarantino. Les éditeurs français ont jusqu'au 21 octobre pour présenter une offre "à l'aveugle" auprès de l'agent du réalisateur de Kill Bill, William Morris. L'argumentaire est soumis à un accord de confidentialité pour tous ceux qui essaieront de l'acquérir. Au moins deux deals ont été conclus au Brésil (Instrinseca) et en Allemagne (Ullstein), selon des sources concordantes.

En parallèle, des éditeurs français se félicitent cette semaine d'avoir emporté les hot books qui ont enflammé cette édition virtuelle, tenue officiellement du 14 et le 18 octobre.
 
  • Assembly de Natasha Brown, auteure représentée par Aitken Alexander. Considéré par The Bookseller comme le "hot book british" de la foire, ce roman d'à peine 80 pages a été pre-empté par le Britannique Hamish Hamilton pour une somme "à six chiffres" ce qui a interpellé d'autres éditeurs étrangers, qui l’ont pre-empté à leur tour. C'est le cas de Little, Brown and Co aux Etats-Unis et de Grasset en France. Assembly a aussi été cédé en allemand à Suhrkamp et en néerlandais à De Geus. Cette fiction raconte l'histoire d'une femme à la trajectoire réussie : banquière à Londres, elle est en couple avec un homme issu de la grande bourgeoisie britannique. Soudainement frappée par un cancer, elle réalise à quel point la société la renvoie sans cesse à sa condition de femme noire.
 
  • Lessons in chemistry de Bonnie Garmus, auteure représentée par Curtis Brown. Les Américains Doubleday (Knopf) ont battu quinze autres éditeurs aux enchères avec une offre "à six chiffres". En France, c'est Robert Laffont qui a acheté les droits de ce texte sur une mère célibataire, Elizabeth Zott, qui devient, dans les années 1960, la star d'une émission populaire américaine de cuisine adulée par de nombreuses femmes au foyer. Les droits ont été cédés dans 22 territoires ce jour.
 
  • A terrible kindness de Jo Browning Wroe, primoromancière représentée par C&W.  Faber l'a pre-empté pour une somme à "six chiffres" là aussi. En France, Les Escales ont acquis ce texte qui rappelle le style et le genre d'Ian McEwan et de son best-seller Expiation (Gallimard, 2003). Le lecteur plonge dans la vie d'un embaumeur qui était promis à une carrière brillante mais dont le destin se brise en raison d'un évènement inattendu.
 
  • Côté français, Pauline Harmange a créé le buzz avec sa défense de la misandrie, Moi les hommes, je les déteste (Seuil). Défendu par Julie Finidori agency, cet essai a déjà été cédé en 14 langues. Des enchères sont encore en cours en Grèce. Publié le 30 septembre, Moi les hommes, je les déteste s’est glissé au 27e rang du classement des meilleures ventes "non-fiction" de GFK la semaine du 12 octobre. 

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