Droit d’auteur

Les auteurs crient au feu

Affiche de la conférence de presse organisée par les auteurs. - Photo Loïc Méhée

Les auteurs crient au feu

Les syndicats ont appelé mardi 18 mars à une amélioration de la condition des auteurs. Revenus, droits, liberté de création, les inquiétudes sont nombreuses.

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Par François Oulac
avec Créé le 20.03.2014 à 19h11 ,
Mis à jour le 21.03.2014 à 00h00

A la conférence de presse du Conseil permanent des auteurs (CPE) sur la condition de ces derniers, mardi 18 mars à Paris, le ton était morose, sinon alarmiste. L’accord sur le contrat d’auteur à l’heure du numérique, conclu en mars 2013 entre le CPE et le Syndicat national de l’édition (SNE), n’a toujours pas donné naissance à une loi, et les craintes des auteurs sont multiples.

Il y a d’abord la rémunération en perpétuelle baisse, surtout dans la filière numérique. Jean Claude Bologne, président de la SGDL, a appelé à des négociations, ainsi qu’à une "remise à plat des modèles économiques" de l’édition numérique. Autre sujet d’inquiétude, malgré la position ferme prise par la ministre Aurélie Filippetti la semaine dernière : la possible réforme du droit d’auteur à l’échelle européenne, qui risque d’introduire une harmonisation juridique et un ajout d’exceptions que les auteurs perçoivent comme une dangereuse libéralisation du marché. "La capacité de négocier des droits doit rester un fondement du droit d’auteur", a rappelé Hervé Rony, vice-président du CPE.

La liberté de création constitue un autre sujet crucial. Gaël Aymon, de la Charte des auteurs et illustrateurs, a condamné les attaques idéologiques dont la littérature jeunesse fait l’objet, avec la crainte que celle-ci devienne, comme son homologue anglo-saxonne, "une littérature jeunesse sans fond, de pur divertissement". Une lettre a été envoyée à François Hollande, lui demandant de réagir publiquement à ce sujet. François Oulac

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