Les bibliothécaires de Sorbonne Université font grève | Livres Hebdo

Par Nicolas Turcev, le 12.11.2018 à 18h24 (mis à jour le 12.11.2018 à 19h00) Bibliothèque

Les bibliothécaires de Sorbonne Université font grève

Au 45 rue des Ecoles (Paris 5e), la salle de lecture Jacqueline de Romilly de la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne - Photo © BIU SORBONNE

Les personnels des bibliothèques de Sorbonne Université se mettent en grève mardi 13 novembre pour protester contre leur charge de travail.

A l’appel des syndicats du supérieur CGT FERC Sup et de l’administration scolaire universitaire SNASUB-FSU, une partie des quelques deux cents bibliothécaires de Sorbonne Université entame une grève à partir du mardi 13 novembre. Le personnel réparti sur une demi-douzaine de sites proteste contre les modifications de ses conditions de travail conséquente à la fusion des facultés Paris-Sorbonne (Paris IV) et Pierre et Marie Curie (Paris VI). Le préavis de grève court jusqu’au mois de décembre.
 
Le principal point de litige concerne la modification des horaires du personnel de la faculté subséquent à la création de Sorbonne Université et qui devrait prendre effet courant 2019. Les bibliothécaires protestent contre une mesure "d'harmonisation" visant à augmenter l’amplitude horaire des fonctionnaires de 35 à 37 heures de travail par semaine, ou à supprimer huit jours de congé dans l’éventualité où les salariés souhaiteraient rester aux 35 heures. Un dispositif qui d’après les grévistes serait contraire à un "alignement par le haut" des conditions de travail promis par la présidence avant la fusion de Paris IV et Paris VI.
 
Flexibilité ou austérité?

Dans un courrier transmis au personnel de Sorbonne Université, son président Jean Chambaz estime que cette proposition "a été pensée de façon à garantir le bon fonctionnement des services tout en conciliant vie privée et vie professionnelle par des possibilités d’aménagement de ces temps respectifs pour tous les agents." L’élu, qui dit être confronté à "des contraintes budgétaires", met notamment en avant la "possibilité d’aménager le temps hebdomadaire de travail sur cinq ou sur quatre jours et demi" et le recours éventuel au télétravail pour certaines activités.
 
Du côté des syndicats on parle plutôt d’une "attaque frontale [qui] s’inscrit dans une politique anti-fonctionnaire et anti-fonction publique globale" comme l’indique un tract distribué par les grévistes. Le document fait l’inventaire des griefs reprochés à la direction de Sorbonne Université. Il épingle notamment l’extension des horaires d’ouverture au public des bibliothèques de la faculté et la multiplication des services offerts aux usagers. Des missions "chronophages" qui "demandent toujours plus de présence" alors que "les collègues partis à la retraite ne sont pas remplacés" et que les "directions universitaires ont diminué pendant plusieurs années les effectifs".
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