Les éditeurs italiens réclament un report de la loi sur le prix fixe | Livres Hebdo

Par Claude Combet, le 25.02.2020 à 19h41 (mis à jour le 17.03.2020 à 14h14) coronavirus

Les éditeurs italiens réclament un report de la loi sur le prix fixe

Des italiens devant une librairie

Dans un appel au gouvernement, l’Association des éditeurs italiens demande à ce que la loi sur le prix unique et la promotion de la lecture, n’entre en vigueur qu’en septembre, après la crise du Coronavirus.
 

Dans un appel au gouvernement daté du 25 février, l’Association des éditeurs italiens (AIE) réclame un report de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la promotion de la lecture et sur le prix unique, votée le 4 février par le Sénat italien, arguant des conséquences du Coronavirus sur le commerce du livre.  

"Nous n’avons jamais caché nos critiques, parce que nous sommes préoccupés par l’impact que peut avoir l’absence de réductions sur le marché du livre. Maintenant que la loi existe, nous en adoptons sans réserve les objectifs : faire croître la lecture du livre, élargir le public des lecteurs et, en définitive, alimenter l’évolution démocratique du pays. Nous donnerons avec conviction et sous toutes les formes possibles notre contribution afin que ces objectifs soient atteints" déclare le communiqué de l'AIE.

"Pour garantir cet engagement", l’AIE réclame un délai avant son application pour préparer les éditeurs, libraires, auteurs et lecteurs "à la nouvelle configuration du marché" et, sur fond d’apparition du Coronavirus, pour "permettre à toute la filière du livre d’affronter une situation difficile".

L’appel est signé par 231 éditeurs de la péninsule, parmi lesquels De Agostini, Einaudi, Feltrinelli, Garzanti, Mondadori, Piemme et Salani.

La semaine dernière, l’AIE avait salué la publication au journal officiel du financement de la "Carte de la culture" (Pass Culture) à hauteur de 500 euros par jeune à dépenser dans l’année 2020.  "En 2018, 69 % des dépenses culturelles de la Carte sont allées au livre, soit 132,4 millions d’euros et en 2019, 66 % soit 131,5 millions d’euros" rappelle l'association.
 
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