Rentrée littéraire 2021

Les immanquables de la rentrée

Sorj Chalandon - Photo JEAN-FRANÇOIS PAGE/GRASSET

Les immanquables de la rentrée

Dans le LH Spécial consacré à la rentrée littéraire, nous avons listé les dix romans de littérature française à avoir obligatoirement en rayon cet automne.

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Par Livres Hebdo,
Créé le 07.07.2021 à 16h01,
Mis à jour le 20.07.2021 à 14h34

Pour cette rentrée littéraire 2021, LH Spécial a listé les dix romans français incontournables, parmi les 521 parutions prévues entre août et octobre prochain. 

Sorj Chalandon
Enfant de salaud, Grasset
Le journaliste nous livre le 18 août un roman très personnel, dans la veine de Profession du père (Grasset, 2015). Tiré à 40 000 exemplaires, ce texte revient sur son enfance, lorsqu’il écoutait les exploits de son père, Jean, résistant pendant la Seconde Guerre mondiale. Un témoignage contraire vient toutefois tout chambouler et révèle le passé collaborationniste glaçant d’un homme qui a porté cinq uniformes en quatre ans de guerre, dont l’uniforme allemand et les habits des résistants FFI.

David Diop
La porte du voyage sans retour, Seuil
Premier écrivain français à recevoir le prix international Man-Booker pour son roman Frère d’âme (Seuil, 2018), David Diop aborde à nouveau la question de la colonisation dans La porte du voyage sans retour, au Seuil, le 19 août. Situé au Sénégal, au XVIIIe siècle, l’ouvrage retrace la rencontre entre un jeune botaniste et une esclave en cavale. Dans ce récit d’aventure et d’altérité tiré à 60 000 exemplaires, l’enseignant-chercheur examine la confrontation entre les valeurs universalistes des Lumières et la traite des Noirs.

Tanguy Viel
La fille qu’on appelle, Minuit
Le nouveau roman de Tanguy Viel, tiré à 35 000 exemplaires, s’arrête sur la vie de Max Le Corre, passionné de boxe, qui travaille comme chauffeur pour le maire de la ville. Lorsque sa fille Laura revient vivre avec lui, Max se dit que le maire pourrait l’aider à trouver un logement… Le précédent livre de Tanguy Viel, Article 353 du Code pénal (Minuit, 2017), avait trusté les meilleures ventes et reçu le prix RTL-Lire 2017.

Catherine Cusset
La définition du bonheur, Gallimard
Entre Paris et New York, deux destins de femmes que tout oppose s’entrelacent. L’une croque la vie à pleines dents, l’autre développe une relation stable avec son mari. La plus anglo-saxonne des écrivaines françaises en vue, lauréate du prix Goncourt des lycéens 2008, explore à nouveau ses sujets de prédilection, comme la nature du désir et les différences culturelles de part et d’autre de l’Atlantique. Tirage : 40 000 exemplaires.

Cécile Coulon
Seule en sa demeure, L’Iconoclaste
Coqueluche des libraires, Cécile Coulon publie le 18 août son huitième roman. Ancré encore dans le monde rural, qu’elle explore au fil des livres, ce nouvel opus met en scène une histoire d’amour au XIXe siècle. Deux ans après Une bête au paradis, prix littéraire du Monde, la romancière et poète participe à une nouvelle rentrée littéraire avec ce texte tiré à 35 000 exemplaires.

Justine Lévy
Son fils, Stock
Depuis 2015 et La gaieté, Justine Lévy n’avait pas publié de roman. Elle introduit à nouveau des éléments autobiographiques dans ce journal imaginaire de la mère d’Antonin Artaud, qui consacre sa vie à essayer de sauver son fils, à comprendre son génie et sa folie, et fait preuve de courage pour essayer de le sortir des différents hôpitaux psychiatriques où il est enfermé. À paraître le 8 septembre, le livre sera tiré à 35 000 exemplaires.

Christine Angot
Le voyage dans l’Est, Flammarion
Christine Angot poursuit son exploration de l’inceste avec Le voyage dans l’Est. Construit en miroir de son précédent roman Un amour impossible (prix Décembre 2015), qui dépeignait l’histoire d’amour contrariée entre les parents de l’auteure et le viol par le père à l’adolescence, l’ancienne chroniqueuse de Laurent Ruquier sur France 2 approfondit cette fois le point de vue de l’enfant, puis de la jeune femme. Faite Officier des Arts et des Lettres par Aurélie Filippetti en 2013, Christine Angot a également reçu le prix de Flore 2006 pour Rendez-vous.

Philippe Jaenada
Au printemps des monstres, Mialet-Barrault
C’est le grand retour du romancier parisien depuis La serpe, prix Femina 2017. Philippe Jaenada se plonge le 18 août dans le cas de Lucien Léger, dit « l’étrangleur », longtemps présenté comme le détenu le plus ancien de France. Il fut condamné pour le meutre de Luc Taron, 11 ans. Tiré à 60 000 exemplaires, ce roman est le premier de l’auteur à paraître chez Mialet-Barrault, label de Betty Mialet et Bernard Barrault, auparavant chez Julliard.

Amélie Nothomb
Premier sang, Albin Michel
À 54 ans, l’infatigable Amélie Nothomb signe son 30e roman, événement de la rentrée tiré à 200 000 exemplaires. Grand prix de l’Académie française en 1999 pour Stupeur et tremblements, membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, la romancière présente son dernier ouvrage d’une phrase succincte : « Il ne faut pas sous-estimer la rage de survivre. »

Maryse Condé
L’évangile du nouveau monde, Buchet Chastel
Un soir de Pâques, un couple d’horticulteurs trouve un nouveau-né dans son jardin. Les années passent et les miracles se multiplient : est-il le fils de Dieu ? Maryse Condé réactualise le mythe du Christ dans L’évangile du nouveau monde, tiré à 10 000 exemplaires. L’écrivaine guadeloupéenne, géante de la littérature et lauréate du prix Nobel alternatif en 2018, livre une parabole militante pour appeler au sursaut des humains et leur donner foi en l’amour et la fraternité.

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