Les manuscrits de Kafka sont la propriété de la Bibliothèque nationale d'Israël | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, avec afp, le 01.07.2015 à 17h49 (mis à jour le 01.07.2015 à 18h00) Justice

Les manuscrits de Kafka sont la propriété de la Bibliothèque nationale d'Israël

Franz Kafka - Photo DR

Les juges israéliens ont estimé que la collection Brod, contenant des textes rares de l'auteur tchèque, devait être remise à la Bibliothèque nationale à Jérusalem, selon les vœux de Max Brod, exécuteur testamentaire de l'écrivain.

Un tribunal israélien a décidé qu'une collection de manuscrits rares de Franz Kafka resterait la propriété de la bibliothèque nationale d'Israël, mettant fin à une longue saga, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Ce jugement impose à Mme Eva Hoffe, qui réclamait la propriété de ses manuscrits, de les donner à la bibliothèque nationale. 

Dans le verdict, les juges ont estimé que la collection Brod, contenant des textes rares de l'auteur tchèque, devait être remise à la Bibliothèque nationale à Jérusalem, selon les vœux de Max Brod.

Franz Kafka avait demandé à son ami Max Brod de brûler tous ses écrits après sa mort, survenue en 1924, alors que l'écrivain juif praguois n'avait que 40 ans. Cette demande n'avait pas été respectée par son exécuteur testamentaire.

Après l'invasion de la Tchécoslovaquie par l'Allemagne en 1939, Max Brod a immigré en Palestine, emportant avec lui des manuscrits de Kafka, qu'il léguera à sa fidèle secrétaire, Esther Hoffe, à sa mort en 1968. Dans son testament, il a demandé à Mme Hoffe de léguer à son tour ces archives, évaluées à plusieurs millions de dollars, à "l'Université hébraïque de Jérusalem ou à la bibliothèque municipale de Tel Aviv ou à une autre institution en Israël ou à l'étranger".

Mais l'ancienne secrétaire, morte en 2007, a partagé la succession entre ses deux filles et la collection Brod est devenue l'enjeu de disputes entre instituts universitaires, archives nationales allemandes et israéliennes et les héritières de Mme Hoffe. La collection a été éparpillée lors de ventes successives à des collectionneurs ou des institutions.

En 2012, la justice israélienne avait déjà tranché en faveur de la bibliothèque nationale et le tribunal de district de Tel-Aviv avait rejeté l'appel de Mme Hoffe contre la précédente décision de justice. Les juges israéliens ont qualifié de "criminelle" la manière dont cette collection avait été gérée par la famille Hoffe.

Sur les mêmes thèmes (1 articles)

close

S’abonner à #La Lettre