Les prix Médicis 2014 pour Antoine Volodine, Lily Brett et Frédéric Pajak | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, Marie-Christine Imbault, le 04.11.2014 à 13h01 (mis à jour le 04.11.2014 à 14h26) Lauréats

Les prix Médicis 2014 pour Antoine Volodine, Lily Brett et Frédéric Pajak

Photo OLIVIER DION

Le Seuil, La grande ourse et Noir sur blanc (groupe Libella) ont été récompensés par le jury du Médicis cette année.

Antoine Volodine et son roman de 600 pages Terminus radieux (Le Seuil, collection “Fiction & cie”) a reçu le prix Médicis du roman français mardi 4 novembre. Il l’a emporté par 8 voix contre une pour Laurent Mauvignier (Autour du monde, Minuit) dès le premier tour.

Antoine Volodine, principal pseudonyme du romancier né en 1950, qui signe également Elli Kronauer, Manuela Draeger ou Luitz Bassmann, est l'auteur d'une vingtaine de romans sous le nom de Volodine. 

Prix du Livre Inter en 2000 pour Des anges mineurs (Le Seuil), Grand prix de l’imaginaire en 1987 pour Rituel du mépris (Denoël), Antoine Volodine raconte dans Terminus radieux l’histoire de soldats fantômes et de morts vivants s’obstinant à vouloir faire perdurer le rêve soviétique dans une Sibérie irradiée et inhabitable.

Le prix Médicis du roman étranger a été décerné à l’Australienne Lily Brett pour son roman Lola Bensky (La grande ourse), traduit de l’anglais par Bernard Cohen. Le livre, très autobiographique, se déroule à Londres en 1967. L’héroïne, la jeune Lola Bensky, est fille de rescapés d'Auschwitz et travaille pour un magazine de rock australien. Novice dans le milieu, pas très mince, elle réalise des entretiens avec des stars montantes de la scène musicale. Il s'agit de son premier roman traduit en France. Elle a déjà publié six livres en Australie et de nombreux recueils de poésie.

Frédéric Pajak a remporté le prix Médicis essai pour Manifeste incertain 3 (Noir et blanc) par cinq voix contre quatre pour Jean-Yves Jouannais (Les barrages de sable, Grasset) au deuxième tour. Ce troisième volume d’une série commencée en 2012 prend place à Paris en 1939. Walter Benjamin, qui a été interné dans un camp de travailleurs à Nevers puis libéré, s’enfuit de la capitale à l’arrivée des troupes de la Wehrmacht. Commence alors une errance dans le Midi puis les Pyrénées. Son destin et celui de Ezra Pound dans l’Italie fasciste s’entrecroisent, formant un tableau de cette époque troublée. 
 
 

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