Panorama

Les six familles du métier d'agent

Anna Jarota, à l'initiative du carton de Valérie Trierweiler, Merci pour ce moment (Les Arènes). - Photo OLIVIER DION

Les six familles du métier d'agent

Un agent littéraire peut représenter des auteurs mais aussi des éditeurs français, étrangers. Il peut gérer des droits audiovisuels, des traductions... Nous les avons donc classés par « famille » pour tenter de rendre compte du panorama français. C'est l'activité dominante de chaque agent qui détermine son appartenance à telle ou telle famille.

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Par Isabel Contreras,
Créé le 22.10.2021 à 08h30,
Mis à jour le 22.10.2021 à 09h00

LES "DEALERS" DE TRADUCTIONS

Co-agents pour la plupart, ces agents représentent aussi des auteurs. C’est le cas de #BAM qui réunit Marie Lannurien, Sophie Langlais et Julian Nossa. Mais aussi d’une pionnière et « dealeuse » de traductions, Anna Jarota, à l’initiative du carton de Valérie Trierweiler, Merci pour ce moment (Les Arènes). Magalie Delobelle (So far so good) s’est occupée de plusieurs éditeurs avant de représenter David Diop. Chez Trames, Violaine Faucon négocie des traductions pour des éditeurs comme La Peuplade ou L’Olivier pendant que ses collègues Camille Paulian, Sylvie Pereira et Kinga Wyrzykowska représentent des auteures comme Cécile Coulon ou Clémentine Beauvais. Même cas de figure pour l’agence #lavraievie, Marotte et Compagnie, Editio Dialog ou Hyphen.

 
Karine Lanini agent littéraire, scouts - Photo OLIVIER DION



LES BRANCHÉS DES RÉSEAUX ET NOUVELLES ÉCOUTES

Ces agents, plutôt agentes d’ailleurs, aiment collaborer avec des créateurs de podcasts en vue de monter des projets éditoriaux. Fondatrice de l’agence Kalligram, Karine Lanini est notamment éditrice auprès du média spécialisé dans le podcast, Binge audio. Elle a édité les livres de Victoire Tuaillon (Les couilles sur la table) mais aussi des figures des réseaux sociaux, comme Judith Duportail ou Klaire fait Grr. De leur côté, Marianne Laborie et Léa Delord (L.Hardie) représentent la podcasteuse de @mecreantes, la youtubeuse @withoutpatriarchy ou la mum instagrammeuse aux 268 000 abonnés, Daniela Martins. L’agente Mélanie Jean chaperonne la créatrice du podcast Laisse-moi kiffer, Myriam Haegel quand Sophie Chédru protège Rokhaya Diallo (Kiffe ta race).

Laurent Grégoire. - Photo DR

LES CINÉPHILES

Nombreux sont les écrivains qui font appel à un agent artistique pour qu’il s’occupe de leurs droits audiovisuels. Le plus connu dans ce milieu reste Laurent Grégoire, patron de l’agence Adéquat, qui a notamment suivi les premiers pas littéraires de son « talent », Isabelle Carré, chez Grasset. Cette agence représente un autre écrivain Grasset, Samuel Benchetrit. Outre François Samuelson et Susanna Lea, l’agente Lise Arfi travaille également avec des écrivains, notamment Négar Djavadi ou Marie-Aude Murail. Quand Camille Trumer détient dans son portefeuille la gestion des droits audiovisuels de Pierre Lemaitre et Yann Queffélec, entre autres.
 
Pierre Astier. - Photo OLIVIER DION

LES PIONNIERS

Dans cette famille, deux tribus se font face. D’un côté, ceux que l’on appelle indifféremment co-agents, sub-agents ou sous-agents. Ils vendent les droits de traduction en français d’éditeurs et agences étrangères. Outre l’agence Hoffman, aujourd’hui disparue, Michelle Lapautre a lancé dans les années 1960 l’agence qui porte son nom. Ont suivi Mary Kling (La nouvelle agence), Eliane Benisti et Lora Fountain. De l’autre côté, les agents d’auteurs. Parmi les pionniers, nous retrouvons François Samuelson (Agence Intertalent), Susanna Lea dont l’agence a été créée en 2000 ou Pierre Astier et Laure Pécher qui fêtent cette année le 15e anniversaire de leur agence.
 
Olivier Rubinstein. - Photo OLIVIER DION

CES ÉDITEURS QUI ONT PRIS LE LARGE

Dans cette famille, deux tribus se font face. D’un côté, ceux que l’on appelle indifféremment co-agents, sub-agents ou sous-agents. Ils vendent les droits de traduction en français d’éditeurs et agences étrangères. Outre l’agence Hoffman, aujourd’hui disparue, Michelle Lapautre a lancé dans les années 1960 l’agence qui porte son nom. Ont suivi Mary Kling (La nouvelle agence), Eliane Benisti et Lora Fountain. De l’autre côté, les agents d’auteurs. Parmi les pionniers, nous retrouvons François Samuelson (Agence Intertalent), Susanna Lea dont l’agence a été créée en 2000 ou Pierre Astier et Laure Pécher qui fêtent cette année le 15e anniversaire de leur agence.
 
Julie Finidori. - Photo OLIVIER DION

LES ENGAGÉS

Dans cette famille, les agents défendent des écrivains qui partagent leurs valeurs et vision de l’édition. Féministe, Julie Finidori défend des autrices comme Pauline Harmange tandis qu’Ariane Geffard tire vers le haut Mona Chollet, Titiou Lecoq et bientôt, Alice Coffin. D’autres agents se sont engagés dans la promotion du français dans des territoires en particulier. Comme Anastasia Lester qui représente des éditeurs français pour la Russie, la Biélorussie et l’Ukraine. Des co-agents veillent aussi à la diversité dans l’édition en défendant de nombreuses maisons d’édition indépendantes spécialisées dans la jeunesse ou la BD. On retrouve ainsi Stéphanie Vernet (The picture book agency), Hannele and Associates, Daniela Bonerba, Sylvain Coissard ou Sarah Lapalu d’Eddy agency.

 

Commentaires (1)

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Marie-Ange

il y a 1 mois à 11 h 24

Intéressant, mais il y a le même texte dans deux rubriques différentes.


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