Sondage

Livres Hebdo a réalisé une enquête auprès des agents littéraires français afin de mieux comprendre leurs domaines de compétence et motivations.

Ils sont 32 à avoir participé à ce questionnaire, réalisé entre le 26 août et le 10 septembre. Ils ont entre 26 et 63 ans et se définissent comme agents d'auteurs (47 %) ou co-agents (25 %). Les « autres » présentent un métier hybride et sont aussi bien agents qu'apporteurs de projets, scouts ou éditeurs indépendants. Plus de la moitié des personnes interrogées sont à la tête de leur propre société, 16 % d'entre eux travaillent seuls et 72 % habitent à Paris.

Ils assurent que leur profession actuelle subvient à leurs besoins à condition de la combiner avec des traductions, du graphisme, du scouting, des relations presse ou librairie. À l'exception d'une enseignante en école primaire, les autres répondants ne se sont pas reconvertis en agents, ils travaillaient déjà dans l'édition. Ils ont embrassé cette profession « pour rééquilibrer les relations auteur-éditeur », « retrouver une proximité avec l'auteur ou autrice » ou pour « collaborer, de n'importe où, avec des maisons d'édition étrangères ». Plusieurs dénoncent les logiques financières qui animent aujourd'hui l'édition où « l'on doit souvent faire passer la pilule aux auteurs et autrices de conditions financières et contractuelles déséquilibrées ». Les auteurs qu'ils représentent demandent, en priorité, une meilleure exploitation de leurs droits dérivés (37 %), le suivi éditorial des textes (25,9 %), un accompagnement juridique (14,8 %) ou promotionnel (7,4 %).

Enfin, 87,5 % des personnes interrogées assurent que 39 % de leurs talents sont mieux renseignés sur les aspects juridiques de l'édition.


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