Emeutes

L’Espace lecture de Malakoff, à Nantes, incendié le 5 juillet pendant les émeutes survenues après la mort d’un jeune homme lors d’un contrôle de police, a rouvert ses portes le 21 août dans un local temporaire. Installée depuis 2011 sur 120 m 2 au rez-de-chaussée de la maison de quartier où elle proposait 11 000 documents, tous détruits dans l’incendie, cette bibliothèque associative est retournée, le temps des travaux, dans le petit local de 30 m2 qu’elle occupait à sa création en 1999. Elle y travaille activement à reconstituer ses collections documentaires, grâce aux nombreux dons récoltés.

La bibliothèque a en effet bénéficié d’un formidable mouvement de solidarité de la part de professionnels du livre et des particuliers. Les éditions nantaises MeMo et l’association des librairies indépendantes des Pays de la Loire (Alip) ont immédiatement lancé un appel à mobilisation, relayé en particulier par Mobilis, Pôle régional des acteurs de livre et de la lecture de la région des Pays de la Loire. Les bibliothèques municipales de Nantes ont mis à la disposition de leurs usagers des boîtes pour les dons et donné du mobilier. « On a reçu plus de 285 caisses de livres, explique Sandrine Lefrançois, l’une des deux bibliothécaires salariées de l’Espace lecture de Malakoff. On a eu des dons de nos lecteurs, mais aussi d’habitants du quartier qui ne fréquentaient pas la bibliothèque, et même de personnes qui nous ont envoyé des livres par la Poste du Mans ou de Paris ».

La bibliothèque espère proposer à nouveau un service de prêt dès octobre, avec une offre initiale de 2 000 documents. « Nous voulons reprendre au plus vite nos activités dans le quartier, précise Catherine Bailhache, présidente de l’association Espace lecture. Grâce aux dons reçus de la part de bibliothèques de collèges, nous souhaitons développer un secteur pour les adolescents. » Les documents collectés serviront également à reconstituer les collections de la bibliothèque Emilienne-Leroux gérée par l’association Lire, elle aussi incendiée pendant les émeutes de juillet, mais qui n’a pas pour l’instant retrouvé de local.


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