Les éditions L’Opportun publient le 1er octobre La Bibliothèque idéale en 500 livres, conçu à partir d’archives de Lire Magazine. D’abord paru sous la forme d’un hors-série en octobre 2025 pour les 50 ans du titre, le projet est aujourd’hui repris en librairie, à la suite notamment de demandes de lecteurs. Le choix de L’Opportun s’inscrit d’ailleurs dans l’organisation du groupe : Stéphane Chabenat, à la tête de Lire Magazine, dirige aussi la maison d’édition.
Un seul titre par auteur a été retenu, avec un classement par ordre alphabétique. La Bibliothèque idéale en 500 livres compte ainsi 464 pages et est tiré à 6 000 exemplaires.
500 livres pour constituer une bibliothèque
D’après Baptiste Liger, directeur de la rédaction de Lire Magazine, le choix d'opter pour 500 titres répondait en partie aux contraintes de la maquette du hors-série, mais permettait surtout de répartir dix titres par année. Toutefois, il ne s’agissait pas d’établir un palmarès. « L'idée n'était pas de mettre en avant nos 500 meilleurs livres, mais des titres variés qui constitueraient une bibliothèque avec des succès et quelques ovnis », explique-t-il. Ma Médecine naturelle de Rika Zaraï (Michel Lafon. 1985), peu connu aujourd'hui, a par exemple connu un large succès public à sa sortie comme l'explique le directeur de la rédaction.
Relire l’histoire de Lire Magazine dans ses archives
Pour retrouver le regard porté par la revue sur les ouvrages au moment de leur parution, la rédaction a entrepris un important travail documentaire. Les archives numériques ont été exploitées à partir de 2006 ; pour les années précédentes, il a fallu revenir aux exemplaires papier. La liste constituée à partir des pages de Lire Magazine, anciennement Lire, a par ailleurs été complétée au cours du travail. « Une bibliothèque idéale, ça vit, ça évolue, c’est représentatif d’une époque », souligne Baptiste Liger.
Ainsi, comme le constate le directeur de la rédaction, la relecture fait apparaître les évolutions de la revue au fil des décennies : « Les femmes sont nettement moins présentes dans nos pages entre les années 1970 et 1990 et les essais occupent une place plus importante dans les années 1970 et 1980. » Certaines œuvres aujourd’hui considérées comme majeures n’avaient par ailleurs bénéficié que de quelques lignes dans les anciens numéros. Ces écarts se retrouvent dans la composition du livre. Les 500 références ne sont pas présentées selon un modèle unique : critique, entretien ou extrait ont ainsi été mobilisés au cas par cas.
Le travail fait enfin réapparaître les nombreuses signatures qui ont participé à la revue. « Cela nous permet de rendre hommage à tous les collaborateurs qui, depuis des années, ont écrit dans Lire. Ils font partie de cette histoire », ajoute le directeur de la rédaction.
