Marc Alexandre Oho Bambe, lauréat du prix Louis Guilloux 2018 | Livres Hebdo

Par Léopoldine Leblanc, le 14.09.2018 à 14h50 (mis à jour le 17.09.2018 à 12h59) Distinction

Marc Alexandre Oho Bambe, lauréat du prix Louis Guilloux 2018

Marc Alexandre Oho Bambe - Photo DR/SABINE WESPIESER ÉDITEUR

Le jury du prix Louis-Guilloux a distingué, jeudi 13 septembre, le poète camerounais pour son premier roman Diên Biên Phù, publié en mars chez Sabine Wespieser.

Le jury du prix Louis-Guilloux a récompensé, jeudi 13 septembre, le poète camerounais Marc Alexandre Oho Bambe pour son premier roman Diên Biên Phù, publié en mars chez Sabine Wespieser.
 
L’auteur y raconte l’histoire d’un ancien soldat de la France coloniale hanté par son passé. Devenu journaliste, il décide de revenir au Vietnam vingt ans après la défaite française de Diên Biên Phù, avec le rêve fou d’y retrouver la femme qu’il a aimée et à qui il n’a jamais cessé d’écrire des poèmes.

"Un roman plein de musicalité", assure Kerenn Elkaïm dans son avant-critique pour Livres Hebdo (9 février 2018): "On sent le slameur dans l’ardeur d’une langue symphonique, dont le rythme incandescent transcende les sentiments contradictoires du héros."
 
Slam

Né en 1976 à Douala au Cameroun, Marc Alexandre Oho Bambe, dit "Capitaine Alexandre", est connu comme poète adepte de l’art du slam. Il est l’auteur de plusieurs recueils de poésie publiés chez La Cheminante (Le chant des possibles, 2014 ; Ci-gît mon cœur, 2018) et de l’essai poétique Résidents de la République (2016). Son prochain recueil, intitulé Une école de poésie (à paraître le 25 octobre chez La Cheminante), est accompagné d’un QR code permettant d’écouter le texte dans sa forme slamée et mise en musique par l’auteur.
 
Créé en 1983 par le département breton des Côtes-d’Armor, le prix Louis-Guilloux est décerné chaque année à une œuvre de langue française ayant une "dimension humaine d’une pensée généreuse, refusant tout manichéisme, tout sacrifice de l’individu au profit d’abstractions idéologiques" dans l’esprit de Louis Guilloux, né et mort à Saint-Brieuc (1899-1980).

Le prix avait été attribué en 2017 au romancier français Antoine Choplin pour Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar (La Fosse aux ours), récit d’une amitié entre un cheminot et le dissident tchèque Vaclav Havel.
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