Bibliographie

Milan Kundera en livres

Milan Kundera en 1975 - Photo AFP

Milan Kundera en livres

Décédé mardi 11 juillet 2023 à Paris, Milan Kundera laisse derrière lui une carrière littéraire prolifique. Et les écrits s'intéressant à l'écrivain et à ses œuvres sont tout aussi nombreux. Livres Hebdo vous en dresse une liste bibliographique. 

Par Léon Cattan ,
Créé le 12.07.2023 à 12h27

Lire : Mort de l'immortel Milan Kundera

 

Tous les ouvrages de cette liste sont présentés dans leur édition la plus récente. 

 

Les livres de Milan Kundera :

 

  • L'immortalité (2022, Gallimard, trad. Eva Bloch)

Après le décès de sa soeur Agnès, Laura épouse le mari de cette dernière, Paul.

  • Un Occident kidnappé ou La tragédie de l'Europe centrale (2022, Gallimard)

Un plaidoyer initialement paru en 1983 dans Le débat défendant la place de l'Europe centrale dans l'Occident. L'écrivain reproche à cette dernière de ne prendre en compte que le régime politique des pays du bloc de l'Est et non leurs traditions culturelles. Le texte est précédé d'un discours de l'auteur lors du Congrès des écrivains tchécoslovaques de 1967.

  • Jacques et son maître (2021, Avant-scène théâtre)

Une adaptation théâtrale du roman de Denis Diderot, qui met en scène un maître demandant à son valet de lui décrire son dépucelage.

  • La plaisanterie (2020, trad. Marcel Aymonin)

Publiée en 1967, cette oeuvre débute par le retour de Ludvik Jahn, le narrateur, dans sa petite ville natale tchèque. Elle relate les destins croisés de Ludvik, de Jaroslav, son meilleur ami, et d'Helena à qui le jeune homme avait envoyé une carte postale contenant une plaisanterie politique, ce qui lui valut d'être renvoyé de l'université. 

  • La lenteur (2020, Gallimard)

Dans ce roman, le premier écrit en français par l'auteur, Milan Kundera relate la nuit passée avec Vera dans un château où se déroule un colloque d'entomologie. Vivan Denon, écrivain libertin du XVIIIe siècle, a fait se dérouler un récit dans ce même château. Les deux histoires, que deux cents ans séparent, finissent par se mêler.

  • Risibles amours (2020, Gallimard, trad. François Kérel)

Recueil de sept nouvelles sur les thèmes de l'amour, de la fidélité, de l'identité, de l'être et du paraître éclairées d'un regard lucide et désabusé sur la société. Il constitue une sorte de laboratoire pour les premiers romans de M. Kundera.

  • L'insoutenable légèreté de l'être (2020, Gallimard, trad. Marcel Aymonin)

A Prague, en 1968, dans le contexte du soulèvement populaire et de l'invasion du pays par l'URSS, Tomas oscille entre deux relations : Tereza, qui aspire à l'amour pur, et Sabina, qui préfère la passion charnelle. La légèreté de type occidental s'oppose à la gravité lourde de l'Est, le kitsch jette un voile sur la laideur.

  • L'art du roman : essai (2018, Gallimard)

L'écrivain expose sa conception de l'esthétique romanesque à travers les grandes figures du roman européen : Rabelais, Cervantès, H. Broch à propos de son roman Les somnambules, Musil et Kafka.

  • œuvre, vol. 2 (2017, Gallimard, dir. François Ricard, trad. Eva Bloch)

Les textes proposés (cinq romans, une pièce de théâtre et quatre essais sur la littérature), souvent retouchés par l'auteur à l'occasion de rééditions, se veulent aussi définitifs que possible. Les circonstances de leur publication, de leur diffusion et de leur réception sont présentées. Vol 1. paru le 24 mars 2011.

  • œuvre (2017, Gallimard, trad. Marcel Aymonin, François Kérel, Eva Bloch)

Un coffret en deux volumes rassemblant l'oeuvre de M. Kundera. 

  • La fête de l'insignifiance (2015, Gallimard)

Alain, fasciné par le nombril des jeunes femmes, Charles, obnubilé par Staline, Caliban, un comédien, et Ramon se retrouvent au cocktail d'anniversaire de D'Ardelo, un ancien collègue de Ramon, qui feint d'être atteint d'un cancer incurable. Ces personnages, tous en quête de bonheur, illustrent une époque devenue comique à force de manquer d'humour.

  • Une rencontre (2011, Gallimard)

Réflexions et souvenirs sur des thèmes existentiels et esthétiques, des auteurs et des oeuvres : Rabelais et les surréalistes, La peau de MalaparteL'idiot de Dostoïevski, Anatole FranceD'un château l'autre de Céline, Janacek, Schoenberg

  • Le livre du rire et de l'oubli (2009, Gallimard, trad. François Kérel)

Roman en forme de variations autour du destin d'une femme émigrée, Tamina, elle-même en quête des souvenirs perdus de son mari décédé. Ces approches cernent la ville de Prague, la Bohême, les Tchèques.

  • La vie est ailleurs (2008, Gallimard, trad. François Kérel)

En Tchécoslovaquie avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale, la vie de Jaromil, un personnage qui a dédié sa vie à la poésie. Une épopée de l'adolescence abordant les thèmes de l'enfance, de la maternité, de la révolution et de l'écriture.

  • La valse aux adieux (2007, Gallimard, trad. François Kérel)

Dans une ville d'eaux au charme suranné, huit personnages s'étreignent au rythme de la valse : Ruzena, l'infirmière, le docteur Skreta, gynécologue, un riche américain, Bertlief, un trompettiste, Klima, un ancien détenu, Jakub. Dans ce vaudeville, les questions les plus noires sont posées.

  • Le rideau : essai en sept parties (2006, Gallimard)

Par opposition à toute théorisation sans pratique de l'écriture, M. Kundera se penche sur les réflexions de romanciers sur le roman : H. Fielding, L. Tolstoï, Goethe, etc.

  • L'ignorance (2005, Gallimard)

M. Kundera est en désaccord avec l'assertion selon laquelle l'homme ne peut être sûr que du moment présent : sans connaître l'avenir, comment en effet comprendre et donner du sens au présent actualisé ? Un roman philosophique sur la nostalgie, qui met en scène Irena et Joseph, originaires de Bohème, de retour au pays après la chute du communisme.

  • L'identité (2000, Gallimard)

Chantal et Jean-Marc s'aiment. Un jour Chantal remarque avec mélancolie que les hommes ne se retournent plus sur son passage. Pour lui montrer que ce n'est pas vrai, Jean-Marc se met à lui écrire des lettres anonymes d'admiration...

  • Les testaments trahis (2000, Gallimard)

Cet essai est écrit comme un roman : au fil de neuf parties indépendantes, les mêmes personnages passent et se croisent : Stravinski et Kafka, Hemingway et son biographe, Rabelais et ses héritiers. Car l'art du roman est le héros principal du livre : l'esprit de l'humour dont il est né, son histoire qui se déroule en trois temps, sa sagesse existentielle.

 

Les livres sur Milan Kundera :

 

  • A la recherche de Milan Kundera d'Ariane Chemin (réédition à paraître le 1er septembre 2023, Points)

Ce récit-enquête retrace la vie de Kundera de Prague à Paris, entre exils et zones d'ombre, jusqu'à sa disparition volontaire. Son histoire est celle d'un écrivain espionné par la police secrète sous le communisme, celle du couple qu'il forme avec Vera, qui parvient à rejoindre la France, et celle enfin d'un expatrié devenu l'une des figures incontournables du milieu culturel parisien.

  • Milan Kundera : "Ecrire, quelle drôle d'idée !" de Florence Noiville (2023, Gallimard)

A travers des fragments de textes et de conversations, de souvenirs, d'un carnet de voyage en Bohême ou de photographies, l'auteure, qui est son amie, dresse un portrait de l'écrivain d'origine tchèque Milan Kundera.

  • Rachid Boudjedra et Milan Kundera : lectures à corps ouvert de Rym Kheriji (2021, préf. Charles Bonn, post. Samir Marzouki)

Une étude des oeuvres de l'écrivain algérien R. Boudjedra et de l'écrivain tchèque naturalisé français M. Kundera. L'auteur étudie notamment les notions d'écriture, de narration, de souffrance ou de puissance.

  • Le roman de la dévastation : variations sur l'oeuvre de Milan Kundera de François Ricard (2020, Gallimard)

Réunion des postfaces que l'auteur a écrites pour les parutions des oeuvres de Milan Kundera dans la collection Folio. Désormais non reprises dans les rééditions, ces textes, écrits à la demande de l'écrivain tchèque après la publication d'un premier article en 1979, sont ici présentées dans la chronologie de leur écriture et non selon les publications des textes qu'elles accompagnaient.

  • Milan kundera ou l'Insoutenable corporalité de l'être de Vanezia Pârlea (2020, L'Harmattan)

Une réflexion sur le rapport problématique de l'homme et de son double corporel, s'appuyant sur l'oeuvre de Milan Kundera. L'auteure envisage l'univers romanesque comme un miroir de la sensibilité de la modernité européenne récente.

  • Milan Kundera : la renaissance romanesque (2020, Buchet Chastel)

Une trentaine d'écrivains analysent l'oeuvre de Milan Kundera, montrant la manière dont elle renouvelle la forme du roman, réorientant le genre vers les grandes énigmes de l'existence et du monde contemporain.

  • Milan Kundera : une vie d'écrivain de Jean-Dominique Brierre (2019, Ecriture)

Le parcours littéraire, intellectuel et politique de l'écrivain mettant en lumière les paradoxes et les contrastes de cette personnalité peu présente dans les médias. J.-D. Brierre rappelle le contexte historique de son enfance et de sa jeunesse en Tchécoslovaquie avant son exil en France en 1975 et montre l'influence de son passé sur son oeuvre. Avec les témoignages de proches.

  • Anti-kitsch : une brève introduction à l'oeuvre de Milan Kundera de Cédric Cagnat (2016, L'Harmattan)

Une étude articulée autour de la notion du rire ironique et sceptique dans les romans de Milan Kundera, à travers l'analyse du kitsch, concept omniprésent dans son oeuvre.

  • Fiction, utopie, histoire : essai sur Philip Roth et Milan Kundera de Velichka Ivanova (2011, L'Harmattan)

Lecture comparée de la tétralogie américaine de Philip Roth Pastorale américaine, J'ai épousé un communiste, La tache, Le complot contre l'Amérique et de quatre romans du cycle tchèque de Milan Kundera La Plaisanterie, La vie est ailleurs, Le livre du rire et de l'oubli, L'insoutenable légèreté de l'être.

  • Désaccords parfaits : la réception paradoxale de l'oeuvre de Milan Kundera de Marie-Odile ThirouinMartine Boyer-Weinmann (2009, ELLUG)

Un point sur la réception critique de l'oeuvre de Kundera dans son pays ces derniers temps. L'auteur, qui vit aujourd'hui en France, suscite passions et irritations, explorées ici par plusieurs chercheurs et écrivains.

  • Lire Milan Kundera de Martine Boyer-Weinmann (2009, Armand Colin)

Etude de l'oeuvre de Milan Kundera, écrivain de langue tchèque et française, les thèmes et les structures de ses textes, le contexte de ses écrits.

  • George Orwell, Milan Kundera : individu, littérature et révolution de Silvia Kadiu (2007, l'Harmattan)

Analyse comparative de deux romans de M. Kundera avec deux oeuvres de G. Orwell (Hommage à la Catalogne et 1984) autour de 3 thèmes communs : l'individu, la littérature et la révolution.

  • Le dernier après-midi d'Agnès : essai sur l'oeuvre de Milan Kundera de François Ricard (2003, Gallimard)

Méditation sur la force et la singularité de l'oeuvre de Milan Kundera, qui suit le même mouvement que le comportement du personnage d'Agnès dans L'immortalité l'après-midi précédant sa mort : la vue d'ensemble, la promenade, le repos. Cet essai situe l'oeuvre de Kundera dans le roman moderne, en étudie les thèmes récurrents et la profondeur.

  • Le dix-huitième siècle de Milan Kundera ou Diderot investi par le roman contemporain de Jocelyn Maixent (1998, PUF)

Pour mettre à l'épreuve la question de savoir si la réflexion sur la possibilité ou l'impossibilité d'établir une vérité à l'intérieur du récit est commune aux romans des XVIIIe et XXe siècles, l'auteur interroge Jacques le Fataliste de Diderot à partir de ses propres réflexions sur le genre narratif. Parallèlement à cette oeuvre de Diderot, il propose une analyse de Risibles amours.

  • Le monde romanesque de Milan Kundera : monographie complétée par quelques textes inédits de Milan Kundera de Kvetoslav Chvatik (1995, Gallimard, trad. Bernard Lortholary)

Tel Milan Kundera lui-même, Kvetoslav Chvatik, fondateur du Cercle linguistique de Prague, tient celui-ci pour "romancier et rien que romancier". Analysant systématiquement ses sept romans, il décrit leur cohérente genèse sans s'interdire de les éclairer par des textes et des faits moins connus.

  • Paradoxes terminaux de Maria Nemcova Banerjee (1993, Gallimard, trad. Nadia Akrouf)

Enfant en Bohême, adolescente en France et au Canada, installée aux Etats-Unis et mariée à un Indien, M.N. Banerjee semble être prédestinée à écrire un livre sur Kundera, cet autre cosmopolite par destin et par conviction.

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