Distinction

Omar Robert Hamilton, lauréat du Prix de la littérature arabe 2018

Omar Robert Hamilton - Photo ©FRANCESCA MANTOVANI / GALLIMARD

Omar Robert Hamilton, lauréat du Prix de la littérature arabe 2018

Le romancier et cinéaste anglo-égyptien a été distingué pour La ville gagne toujours, publié dans la collection "Du monde entier" de Gallimard. 

Par Cécilia Lacour
Créé le 12.09.2018 à 15h24

Le jury du prix de la Littérature arabe a récompensé Omar Robert Hamilton pour La ville gagne toujours, traduit de l’anglais par Sarah Gurcel pour la collection "Du monde entier" chez Gallimard. Publié le 1er mars 2017, La ville gagne toujours est le premier roman de l’auteur et cinéaste anglo-égyptien à être édité en France. 

L’intrigue de l’ouvrage se situe au Caire (Egypte) en 2011, au début de la révolution égyptienne mettant en cause le régime du président Hosni Moubarak. Dans ce contexte, Khalil, Mariam et Hafez animent Chaos collectif, une arme de communication multisupport grâce à laquelle ils diffusent des informations et des appels à manifester. Leur résistance est animée par la recherche d'une société plus juste.

Romancier et cinéaste, Omar Robert Hamilton est le fils de la femme de lettres et activiste égyptienne Ahdaf Soueif et du poète britannique et éditeur Ian Hamilton. Il est cofondateur d’un festival palestinien de littérature, le Palfest, et de Mosireen, un média collectif fondé pendant la révolution égyptienne de 2011. Témoin des événements de la place Tahrir, centre névralgique de la contestation populaire, Omar Robert Hamilton s’est inspiré de sa vie pour écrire son roman. 

Doté d'un montant de 10 000 euros, le prix de la Littérature arabe, créé en 2013 par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l'Institut du monde arabe (Ima), récompense un écrivain ressortissant d'un pays membre de la Ligue arabe et auteur d'un ouvrage écrit en français ou traduit de l'arabe vers le français. Le prix sera remis à Omar Robert Hamilton le 24 octobre à l’Ima en présence de son président, Jack Lang. 

L’année dernière, le prix avait distingué Sinan Antoon pour Seul le grenadier ("Sindbad"/Actes Sud). 

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