Réouverture de la bibliothèque aux Invalides | Livres Hebdo

Par Véronique Heurtematte, le 09.03.2018 Musée de l’Armée

Réouverture de la bibliothèque aux Invalides

Estampes de la Guerre de 1914-1918 conservées dans la salle de réserve. - Photo ANNE-SYLVAINE MARRE-NOËL/PARIS, MUSÉE DE L’ARMÉE

Après douze ans de fermeture, la Documentation et bibliothèque ainsi que le Cabinet des dessins, estampes et photographies du musée de l’Armée ont ouvert leurs portes, mercredi 7 mars, dans de nouveaux espaces et avec de nouveaux services. Installés désormais dans l’angle sud-ouest de la cour d’honneur de l’hôtel national des Invalides, à Paris, les services de documentation se sont dotés d’un espace d’accueil, la salle Général-Niox, accessible à tous les publics. Cette salle propose en accès libre 1 400 livres et 70 titres de revues, l’essentiel des collections - 30 000 ouvrages et 650 périodiques - étant conservés dans des réserves.

Le Cabinet des dessins, estampes et photographies offre, quant à lui, 9 000 dessins, 20 000 estampes et affiches, ainsi que 60 000 photographies. Acquises à l’origine pour leur valeur documentaire, ces pièces acquièrent, avec la création du cabinet, le statut d’œuvres à part entière. Elles sont consultables dans la salle de réserve où sont également communiqués les ouvrages rares et précieux du fonds documentaire. Les collections couvrent tous les aspects de la vie et de l’histoire militaires - armes, uniformes, décorations, musique militaire - du XVIe siècle à nos jours. La bibliothèque s’est informatisée et a lancé une campagne de numérisation d’une partie de ses documents, notamment des supports photographiques. Cette nouvelle organisation s’inscrit dans une étape importante du musée qui travaille actuellement à l’extension de ses espaces d’exposition permanente avec la création de 3 000 m2 supplémentaires qui seront dédiés aux périodes de la colonisation et de la décolonisation.

Bien identifiée par les chercheurs français et étrangers pour ses collections uniques, la bibliothèque attire également les réalisateurs de cinéma, les costumiers, documentaristes, décorateurs qui viennent étayer leurs recherches, ainsi que les particuliers, curieux de l’histoire militaire ou à la recherche d’une partie de leur histoire familiale. "Nous recevons régulièrement des personnes désireuses de mieux comprendre la vie d’un membre de leur famille, explique Annabelle Mathias, chargée de documentation à la bibliothèque. Nous conservons notamment les historiques de régiments qui permettent de retrouver le parcours des soldats."

Véronique Heurtematte

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