Près de 75 ans après sa création par l’Américain Charles Monroe Schulz, le beagle iconique des Peanuts revient chez Hachette dans une nouvelle collection baptisée « Snoopy ». Chaque ouvrage, retravaillé en collaboration avec le bédéiste Jean-Yves Ferri, propose une sélection thématique des meilleurs gags de l'œuvre.
Un premier tirage à 15 000 exemplaires
Pour cette nouvelle ligne, Hachette mise sur des thèmes caractéristiques de l'univers des Peanuts, un format pratique de 96 pages aux couleurs pop, et une mise en page modernisée. Les strips sélectionnés pour chaque ouvrage ont été retraduits et relus par Jean-Yves Ferri. Une manière de faire découvrir l'œuvre de Charles Monroe Schulz aux jeunes générations tout en offrant aux lecteurs fidèles le plaisir de retrouver Snoopy et sa bande.
Le premier tome, L'Éloge de la paresse, à paraître le 4 novembre 2026, traite avec humour de l’art de ne rien faire. Il a d'abord été tiré à 15 000 exemplaires, et 3 000 volumes supplémentaires sont déjà en cours de réimpression. Le second tome, intitulé Au fil des saisons, est prévu pour le 27 janvier 2027.
18 000 strips dessinés entre 1950 et 2000
Les Peanuts voient le jour sous le crayon de Charles Monroe Schulz en 1947. Il parvient à vendre au journal local de Saint-Paul (Minnesota) un strip hebdomadaire intitulé Li’l folks (Les p’tits gars, en français). En 1950, le United Feature Syndicate lui achète les premières planches de son comic qu’il renomme Peanuts, au regret de l’artiste qui a toujours détesté ce nom. À cette époque, Schulz construit son univers autour de Charlie Brown et de ses acolytes Violette, Patty, Schroeder ou encore Lucy. Ensemble, ils jouent, se disputent, rient, dissertent. Snoopy n’est alors que le chien domestique de l’enfant star du comic.
Il faut attendre 1958 pour que Schulz le fasse évoluer en position debout et en tire tout le potentiel. Au fur et à mesure des strips et de l’engouement croissant du public, Snoopy devient l'un des personnages principaux de la série. Parfois pilote de chasse, écrivain, avocat ou explorateur, le petit beagle séduit le monde entier.
En 2000, Charles Monroe Schulz s’éteint à 77 ans, après avoir dessiné et lettré lui-même près de 18 000 strips publiés dans 2 600 journaux, 75 pays, et 21 langues, touchant un lectorat estimé à 355 millions de lecteurs.
Extrait. L'éloge de la paresse, Hachette.
Snoopy débarque en France
Les aventures de Snoopy et des Peanuts apparaissent pour la première fois en France dans la presse, notamment dans France-Soir. À partir de 1965, de nombreuses maisons s'arrachent les planches des Peanuts : d’abord Dupuis suivi par Gallimard, Presse-Pocket, Hachette et Sagédition. En 1979, Dargaud prend une place importante dans la publication des aventures de Snoopy en albums, avec des titres comme Snoopy super champion (1979) ou Snoopy et le Baron Rouge (1980). La maison d’édition poursuit ensuite la publication de nombreux albums et des éditions chronologiques regroupant les strips originaux.
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Chez Hachette, les aventures du beagle sont publiées pour la première fois en 1974 dans la collection « Bande verte », sous le titre Peanuts, tome I : Les amours de Snoopy. Suivront quatre autres tomes : Les chipies (1975), Les malheurs de Charlie Brown (1975), Snoopy et ses amis (1977) et Bienvenue Snoopy (1987), plus aucun n'étant disponible aujourd'hui.
En 2015, Hachette republie l'œuvre de Charles Monroe Schulz, cette fois-ci dans la collection « La bibliothèque rose ». Les gags de la bande dessinée sont racontés sous la forme de textes et illustrés par des dessins originaux, adaptés aux enfants à partir de 8 ans. Le centre du monde, premier tome de la collection, s’est écoulé à 5 516 exemplaires tandis que le cinquième et dernier tome, Le courrier du cœur, à 628 copies. Une décennie plus tard, le célèbre beagle repart à l'assaut des lecteurs français, petits et grands.
