Trierweiler contre La Frondeuse : seule l'atteinte à la vie privée sera jugée le 20 mars | Livres Hebdo

Par Catherine Andreucci, avec ca, avec afp, le 12.03.2013

Trierweiler contre La Frondeuse : seule l'atteinte à la vie privée sera jugée le 20 mars

Saïda Jawad

La compagne du président de la République poursuit les auteurs et l'éditeur de cette biographie pour atteinte à la vie privée et pour diffamation.

Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris examinera le 20 mars les poursuites lancées par Valérie Trierweiler contre les auteurs et l'éditeur de la biographie La Frondeuse uniquement pour atteinte à la vie privée, a annoncé mardi 12 mars son avocate Me Frédérique Giffard.

Les poursuites en diffamation engagées par la compagne du président François Hollande « feront l'objet d'une procédure distincte dont le calendrier sera fixé ultérieurement par le tribunal », a indiqué l'avocate dans un communiqué.

Mme Trierweiler avait assigné en justice les auteurs de la biographie, Alix Bouilhaguet, grand reporter politique à France 2, et Christophe Jakubyszyn, chef du service politique de TF1-LCI, ainsi que leur éditeur Yves Derai (éditions du Moment) pour atteinte à la vie privée et diffamation.

Mais le 28 janvier, la 17e chambre civile du TGI a déclaré nulle l'assignation contre Mme Bouilhaguet concernant les poursuites en diffamation pour des raisons de délai.

Bien que Mme Trierweiler ait réassigné les deux auteurs et l'éditeur en diffamation en janvier pour des raisons de procédure, le procès prévu le 20 mars aurait exclu les poursuites en diffamation visant Mme Bouilhaguet.

Pour éviter cela, « Valérie Trierweiler indique qu'elle se désiste de sa première procédure en diffamation, de manière à regrouper ses demandes en diffamation dans le cadre d'une seule procédure », selon le communiqué de son avocate. « Cela permettra aux deux auteurs et à l'éditeur de se défendre ensemble à la même date et devant la même composition du tribunal », poursuit le texte.

Mme Trierweiler demande 40 000 euros de dommages et intérêts pour atteinte à la vie privée, et la même somme pour diffamation.

L'ouvrage attaqué évoque une relation ancienne qu'aurait eu Mme Trierweiler avec Patrick Devedjian. Le tribunal doit également examiner le 20 mars les poursuites en diffamation lancées par le député UMP contre les auteurs et l'éditeur de l'ouvrage, à qui il réclame 100.000 euros de dommages et intérêts, selon une source judiciaire.

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