Cinéma

Un documentaire coup de poing de David Dufresne dans les salles

Extrait du documentaire Un pays qui se tient sage - Photo JOUR2FÊTE

Un documentaire coup de poing de David Dufresne dans les salles

Le journaliste David Dufresne sort le 30 septembre Un Pays qui se tient sage, long-métrage d'investigation sur les violences policières. Il sort également un nouvel essai cette semaine.
 

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Par Thomas Faidherbe,
Créé le 29.09.2020 à 16h47,
Mis à jour le 29.09.2020 à 17h08

Soutenu par la Quinzaine des réalisateurs,  Un Pays qui se tient sage, documentaire du réalisateur et journaliste indépendant David Dufresne, creuse la question des violences policières durant les récentes manifestations citoyennes. Le film sort dans les salles françaises le 30 septembre.

Un pays qui se tient sage est un long-métrage, qui se veut être une réflexion sur la légitimé de l’usage de la violence par l’État. En utilisant à 95% les images collectées via les signalements « Allo, place Beauvau », le réalisateur David Dufresne souhaite confronter les spectateurs aux violences policières, tout en restant authentique.
 
« Un pays qui se tient sage, c’est le débat. C’est ce que j’aime par-dessus tout au cinéma : un film est collectif, se regarde collectivement, appelle la discussion. Et c’est irremplaçable. Nous avons plus que jamais besoin de débattre de la question de la police, de son rôle, de sa place dans la société. L’idée n’était pas, au fond, de mettre mal à l’aise le spectateur mais plutôt de bien lui faire prendre conscience de l’extrême dureté des violences, de leur caractère soudain, aléatoire, injuste » explique David Dufresne dans le dossier de pressE.

 


Réalisateur de plusieurs films d’investigations dont Hors-Jeu, Dada-Data, Fort McMoney et Le Pigalle: une histoire populaire de Paris, David Dufresne est également auteur d’une dizaine d’ouvrages d’enquête. Cette semaine, il publie aux éditions du détour Corona chroniques, écrit durant le confinement du printemps dernier, et décrivant les comportements des Français à leurs fenêtres ainsi que l'actualité politique suffocante propre à cette période : projets de lois liberticides, délations, rumeurs d'émeutes, entre autres. L'auteur y invite les citoyens à lutter face aux attaques contre les libertés collectives et individuelles.

En 2019, il avait publié son premier roman, Dernière Sommation (Grasset), où il évoque l'insurrection et les gilets jaunes, salué par la critique; et que Points édite en format poche cette semaine. Il est également l'auteur d'On ne vit qu’une heure, une virée avec Jacques Brel (Le Seuil, 2018) et Tarnac, magasin général (Calmann Lévy, 2012). Il y a treize ans, il avaut déjà enquêté sur la politique de maintien de l'ordre en France, de 1968 à la présidence de Nicolas Sarkozy, dans Maintien de l'ordre (Hachette littératures).

Police et Littérature, deux atomes crochus

Depuis les affaires de bavures policières d’Adama Traoré en 2016 et de Cédric Chouviat en janvier 2020, les ouvrages sur les violences policières ont été particulièrement sollicités. Entre autres, plusieurs auteurs se sont penchés sur la question en 2020. C’est le cas notamment de d’Olivier Fillieule et Fabien Jobard avec l’ouvrage Politiques du désordre. Police et manifestations en France paru le 17 septembre au Seuil, de Flics de France, de héros à salauds : pourquoi tant de haine ? de Marcel Mennecier paru chez Kiwi publié début septembre et de Police d’Amal Bentounsi, Antonin Bernanos, Julien Coupat, David Dufresne, Eric Hazan et Frédéric Lordon chez La Fabrique édité le 18 septembre.





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