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"Un endroit pour écrire" : sur Facebook, les auteurs s'organisent pour créer des mini-résidences

Photo FACEBOOK / UN ENDROIT POUR ÉCRIRE

"Un endroit pour écrire" : sur Facebook, les auteurs s'organisent pour créer des mini-résidences

L'initiative de Julia Kerninon et Coline Pierré cherche à pallier le manque de résidences courtes pour les écrivains, partout sur le territoire. Les deux auteures souhaitent intégrer des libraires à ce réseau improvisé.

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Par Marine Durand,
Créé le 25.06.2021 à 09h18,
Mis à jour le 25.06.2021 à 11h55

"Nous habitons en Chartreuse. Si vous voulez écrire au calme et vous ressourcer (vue splendide, bureau, grand balcon, jardin, forêt) nous pouvons prêter la maison lorsque nous partons en vacances, en échange de câlins/croquettes au chat Plume et arrosage du potager." "Hello, petit message de dernière minute. Je suis à la recherche d'un lieu pour écrire à partir de demain jusqu'à dimanche, plutôt dans le nord ouest. Une chambre, une caravane, du moment que cela soit un endroit calme, je prends !"

Voici le genre de messages qui s'échangent, depuis deux mois, sur la page Facebook "Un endroit pour écrire". Créé le 22 avril par deux autrices installées à Nantes, Julia Kerninon et Coline Pierré, ce groupe privé vise à mettre en relation des écrivains et écrivaines en quête d'un lieu au calme pour travailler, pour quelques jours ou quelques semaines, avec d'autres auteurs ayant un logement à prêter, à louer à prix d'amis ou contre de menus services (catsitting, arroser les plantes...).

Inviter les libraires

"C'est Coline Pierré la première qui a demandé sur Facebook quelques recommandations d'endroits où organiser des auto-résidences d'écriture. Elle a reçu énormément de réponses, c'est pourquoi je lui ai suggéré de créer ce groupe. En France, il y a un vrai manque de résidences courtes, et de résidences où l'on peut venir avec son conjoint et ses enfants", raconte Julia Kerninon, soulignant que dès qu'ils sont parents, les auteurs, dont beaucoup vivent des résidences d'écriture rémunérées, se retrouvent pénalisés. Avec près de 500 demandes d'ajouts en quelques jours et des dizaines de propositions de "mini-résidences" à Paris, à Genève ou encore en Ardèche, ce groupe répond au besoin de beaucoup d'auteurs : avoir un espace à soi pour écrire. Chaque membre peut en ajouter d'autres, quant aux demandes spontanées, elles passent par la modération de Julia Kerninon, qui demande quelques lignes de présentation.

Le groupe Facebook, ouvert aux auteurs et à quelques artistes, compte déjà une poignée de libraires. Julia Kerninon et Coline Pierré espèrent que d'autres rejoindront bientôt ce réseau d'entraide "bien loin de la start-up nation". "Les libraires sont les alliés des auteurs, ils ont l'habitude de les recevoir, ont parfois des accords avec des hôteliers, ou une chambre à louer", note Julia Kerninon, qui imagine déjà des partenariats libraire-auteur se nouer à l'issue de ces mini-résidences, "comme une lecture musicale après deux semaines d'écriture, ou de futures signatures". 


 

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