Québec

Un rapport alarme sur l’avenir de la BAnQ

Logo de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). - Photo ©BANQ

Un rapport alarme sur l’avenir de la BAnQ

Selon un document comptable que s’est procuré le quotidien québécois Le Devoir, les comptes de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec ne devraient pas s’améliorer. Et ce, alors qu’elle doit réaliser des investissements sur le plan numérique.

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Par Fanny Guyomard,
Créé le 05.07.2021 à 12h10,
Mis à jour le 05.07.2021 à 17h11

La Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) accumule les déficits, et cela pourrait s’agraver. C’est le diagnostic alarmant établi par la société canadienne d’experts-comptables Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT), que s’est procuré le quotidien québécois Le Devoir. Le document, qui date d’avril 2020, indique que, cette année-là, le volet "dépenses de fonctionnement" de la BAnQ a enregistré un manque à gagner s’élevant à un peu plus de 2,3 millions de dollars (1,9 million d’euros). Selon les projections des analystes, ce manque à gagner devrait passer à 9 millions de dollars (un peu plus de 6 millions d’euros) en 2025, soit un déficit accumulé, sur six ans, de près de 34 millions de dollars (28,6 millions d'euros).

C’est sans compter les coûts d’investissement, notamment ceux destinés à moderniser l’équipement informatique de cette institution, dont la mission est d’acquérir, de conserver et de diffuser tous les documents publiés au Québec ou relatifs à son patrimoine. La mission, donc, de numériser correctement ses collections. Or, selon RCGT, le budget alloué au maintien et au remplacement des équipements informatiques est sous-estimé. Sur ce point, "le Québec accuse un retard sur la quasi-totalité des pays de l’OCDE", estime l’ancien directeur général de la BAnQ Jean-Louis Roy dans Le Devoir.

Tarifer les formations ou augmenter les subventions


Un moyen proposé pour sortir du rouge : tarifer les formations ou événements culturels – sachant que la loi interdit cependant de faire payer l’accès aux collections. Ou augmenter les subventions. En mars 2020, le gouvernement, principal financeur de la BAnQ, a augmenté ses crédits pour le budget de fonctionnement de 10,5 millions de dollars (8,8 millions d'euros), sur l’ensemble des trois années suivantes. Auxquels s’ajoutent presque 3 millions pour le chapitre numérique. La ministre de la Culture, Nathalie Roy, citée par Le Devoir, se dit disposée à réévaluer les besoins financiers de la BAnQ une fois que "les orientations et les actions à entreprendre auront été définies, notamment dans le cadre du prochain plan stratégique".

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