Librairie

Une cagnotte pour sauver la librairie de La Rose de Java

Hubert Bouccara, devant sa librairie à Paris - Photo LA ROSE DE JAVA

Une cagnotte pour sauver la librairie de La Rose de Java

"La cagnotte a été lancée parce que je partais totalement en faillite depuis le premier confinement", explique Hubert Bouccara gérant de la librairie La Rose de Java à Paris. Impactée par la crise sanitaire, un habitué des lieux, Paul Rhodes(de son vrai nom Paul Rodrigue), a lancé fin janvier une campagne de financement pour aider le libraire.

Par Dahlia Girgis,
Créé le 16.02.2021 à 17h36,
Mis à jour le 17.02.2021 à 10h06

"La cagnotte a été lancée parce que je partais totalement en faillite depuis le premier confinement", explique Hubert Bouccara gérant de la librairie La Rose de Java à Paris (14e arrondissement). Un habitué des lieux, Paul Rodrigue alias Paul Rhodes, âgé de 24 ans, a lancé fin janvier une campagne de financement pour le soutenir. "Un jour il m'invite a déjeuner avec sa mère et il me parle d'un projet de cagnotte, mais je ne comprends rien à ce qu'il me dit, je ne savais pas que ces choses-là existaient", confie le libraire de 68 ans.

L'objectif de 30000 euros doit permettre à Hubert Bouccara de tenir jusqu'à sa retraite au mois de juin 2021. Libraire depuis 32 ans, Hubert Bouccara déclare vivre que pour "ses livres, la littérature, le jazz et la peinture". Il n'y a pas de repreneur : "je n'envisage même pas de le vendre, il n'y aura personne qui voudra l'acheter dans ce contexte économique." Pour l'instant, près de 140 donateurs ont participé à la cagnotte. Chaque don ouvre l'accès à un bon d'achat, "mais à part trois personnes, les gens ne viennent même pas chercher leurs livres".

Hubert Bouccara estime à 90% ses pertes depuis la crise sanitaire de son chiffre d'affaires. Fermé au mois de mars 2020, le libraire avait adopté pour le deuxième confinement le système de "click & collect". Mais, "il n'y avait pas un seul client". La situation n'a pas changé depuis la rouverture. "Quand je fais mon bilan en fin de semaine, je n'ai que 50 euros."

Commentaires (0)

Espace réservé aux abonnés

Livres Hebdo a besoin de votre voix. Nous apprécions vos commentaires sur le sujet, vos critiques et votre expertise. Les commentaires sont modérés pour la courtoisie.

Connectez-vous Pas encore abonné ? Abonnez-vous

On vous
RECOMMANDE

Les dernières
actualités