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Une nouvelle solution antipiratage

Le SNE, en partenariat avec la Sofia, propose, via la société LeakID, une solution de surveillance et de retrait de livres numériques piratés, à ses adhérents. - Photo DR/LEAKID

Une nouvelle solution antipiratage

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Par Hervé Hugueny,
Créé le 06.12.2019 à 00h00,
Mis à jour le 06.12.2019 à 13h30

Le Syndicat national de l'édition (SNE) propose une nouvelle solution collective antipiratage de livres numériques et audio à ses adhérents, en partenariat avec la Société française des intérêts des auteurs de l'écrit (Sofia). Après appel d'offres, le SNE a changé de prestataire et passé un contrat avec LeakID, une société spécialisée dans la traque des contenus piratés sur Internet (musique, audiovisuel, retransmissions sportives) qui adapte sa technologie au livre. Elle surveillera sites de téléchargement et de streaming, enverra aux hébergeurs les demandes de retrait de livres diffusés illégalement, et de déréférencement de liens à Google. « Tout repose sur l'automatisation, pour contrôler notamment la réapparition de liens dans les moteurs de recherche » explique Julien Chouraqui, directeur juridique du SNE.

Le tarif dépendra du nombre de livres que les éditeurs mettront en surveillance, le principe de mutualisation du service étant maintenu : à partir de 10 000 titres, tous éditeurs confondus, il sera de 1 euro par livre et par mois indique le Syndicat. Une petite maison qui confie quelques dizaines de références au prestataire paiera ainsi le même prix qu'un éditeur au catalogue bien plus important, permettant de réduire la charge de la surveillance pour tous. D'autre part, la Sofia prendra en charge la moitié des sommes facturées par LeakID, jusqu'à concurrence de 6 000 titres par éditeur.

Le SNE espère que ce nouveau prestataire convaincra plus d'adhérents que le précédent, qui était utilisé par 19 maisons représentant 2 500 références et 1 200 auteurs, un volume insuffisant pour descendre en dessous de 2 euros par titre, les grands groupes ayant par ailleurs leur solution propre. Depuis la dernière étude du MOTif remontant à 2011, l'intensité du piratage du livre numérique n'est plus évaluée que par sondages déclaratifs, effectués lors du baromètre sur la lecture numérique (SGDL-Sofia-SNE), qui l'estimait à 22 % des répondants en mars dernier, en hausse de 5 points. Selon le baromètre de l'Hadopi (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet) de juillet 2019 sur l'usage de biens culturels numériques, l'usage illicite de livre était estimé à 25 % des internautes, relativement stable.

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