Entretien

Vincent Lorant : "Rapprocher les éditions Ouest-France du journal"

Vincent Lorant, directeur exécutif d'Edilarge-Editions Ouest-France. - Photo Joël Legall

Vincent Lorant : "Rapprocher les éditions Ouest-France du journal"


Directeur exécutif d’Edilarge-Editions Ouest-France, Vincent Lorant pilote les nouvelles orientations de la maison, comme l’ouverture aux enquêtes d’investigation ou encore le roman graphique.

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Par Cécilia Lacour ,
Créé le 14.01.2022 à 10h00 ,
Mis à jour le 24.03.2022 à 17h47

Nommé membre du directoire et directeur exécutif d’Edilarge-Editions Ouest-France, Vincent Lorant a succédé en juillet dernier à Servane Biguais. Sa mission : accompagner l’évolution éditoriale de la maison et son rapprochement avec le quotidien Ouest-France, son actionnaire principal.

Quel est l’objectif du rapprochement des éditions Ouest-France et du journal ?
Amorcé avant mon arrivée, ce rapprochement vise à recentrer les éditions sur les missions d’Ouest-France. Celles d’informer et de relier les institutions, le citoyen ou encore les associations de nos territoires.

Comment la collaboration entre ces deux pôles se manifeste-t-elle concrètement ?
Nous avons lancé en 2020 un appel à manuscrit — le concours "Empreintes, les talents du polar" — auprès des lecteurs du journal. L’intérêt est d’engager la communauté d'Ouest-France et de permettre à la maison de se positionner sur un nouveau segment. Ce concours a donné lieu à la création du prix du polar Ouest-France. Le journal en est le parrain.

Quelles sont les nouvelles orientations pour 2022 ?
Nous voulons publier au moins une enquête journalistique construite avec la rédaction. Il s’agit de traiter un sujet d’investigation, publié dans d’autres supports du groupe comme le site internet d’Ouest-France ou le journal papier, et de l’approfondir dans un livre. Ce qui est nouveau pour nous : dès le départ de l’enquête, nous avons l’ambition de sortir un livre. Le premier titre sera rédigé par un journaliste pigiste, sur un sujet choisi et validé avec la rédaction.

Vous avez inauguré en octobre dernier une nouvelle ligne consacré au roman graphique, avec la publication de Fils de ploucs de Jean Rocou et Clara Vialletelle…
Le roman graphique est l’une des orientations que nous devons renforcer. Nous sommes très satisfaits des résultats, au-delà de nos espérances, de Fils de ploucs, dont nous prévoyons un tome 2 pour cette année. Secteur très dynamique, le roman graphique est un format qui nous permet de continuer à traiter des sujets autour du patrimoine, de l’histoire, du roman historique, du récit et du témoignage. Des thématiques sur lesquelles nous sommes déjà présents. Mais nous devons aller vers de nouveaux formats pour continuer à toucher nos lecteurs.
Outre le roman graphique, nous voulons aussi renforcer les livres de témoignage : nous allons en publier deux ou trois cette année. Ce sont des titres consacrés à la transmission du quotidien de personnes qui vivent dans nos territoires et qui ont traversé les changements de notre société. Nous voulons également renforcer notre catalogue sur le tourisme, la locomotive de la maison, et les beaux-livres.

Vous lancez en janvier une nouvelle collection "Faire l’Ouest". Pouvez-vous nous en dire plus ?
"Faire l’Ouest" parle des entreprises, des coopératives qui ont façonné le territoire et l’histoire entrepreneuriale de l’Ouest. Nous voulons raconter l’histoire de ces entreprises très ancrées, parfois centenaires et qui sont emblématiques des trois régions : Pays de la Loire, Normandie et Bretagne. Je précise que ce sont des entreprises actuelles. L’objectif est de faire un lien entre le passé, le présent et la projection de ces entreprises dans l’avenir. La collection sera lancée le 28 janvier avec Guy Cotten : l’histoire du Breton qui a inventé le ciré jaune de Claude Ollivier.

Un autre changement survient cette année : la cession de Cap Diffusion à Mediadiffusion…
Depuis le 1er janvier, notre diffusion est sous-traitée à Média-Participations et sa filiale de diffusion, Média Diffusion. Notre distribution est toujours assurée par MDS. Les représentants de Cap Diffusion ont rejoint les équipes de Média Diffusion et la transition se passe bien. Cette cession est en lien avec la stratégie du groupe : celle de se recentrer sur son cœur de métier, c’est-à-dire la production de contenus et sa mission d’informer et de relier.

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