Justice

Vivendi et Amber déboutés en appel face à Lagardère

Arnaud Lagardère.

Vivendi et Amber déboutés en appel face à Lagardère

La cour d'appel a confirmé l'ordonnance en référé du Tribunal de commerce, qui rejettait la demande de Vivendi et Amber d'organiser un Assemblée générale extraordinaire pour le groupe Lagardère. Selon la cour, il n'y a pas eu de "manquement évident du conseil de surveillance à ses obligations".

Par AFP,
Créé le 17.12.2020 à 16h17,
Mis à jour le 17.12.2020 à 17h00

Dans la bataille d'actionnaires chez Lagardère, Vivendi et Amber Capital perdent une nouvelle manche en appel. La cour a confirmé l'ordonnance en référé du président du tribunal de commerce (14 octobre), considérant que cette réunion ne pourrait se tenir que "quelques semaines avant la date effectivement prévue pour l'assemblée générale annuelle tenue fin mai". La remise en cause du renouvellement anticipé de la gérance serait dans un tel délai "de nature à déstabiliser inutilement la société", a-t-elle estimé.

La cour d'appel, qui a condamné Amber et Vivendi à payer à Lagardère 20000 euros chacun au titre des frais de justice, n'a pas relevé de "manquement évident du conseil de surveillance à ses obligations", et a considéré que les participations prises des actionnaires s'étaient faites en connaissance du "rôle réduit" de ce conseil dans la gestion de la société.

Vivendi et son allié de circonstance Amber, qui représentent ensemble 49% du capital de Lagardère, souhaitaient d'abord renverser le conseil de surveillance du groupe, et y être représentés en nommant quatre nouveaux membres. Ils critiquent la gouvernance par Arnaud Lagardère du groupe, propriétaire du groupe Hachette, des boutiques Relay ou encore des médias Europe 1, le JDD et Paris Match. lls considèrent aussi que le conseil de surveillance a failli à sa mission en acceptant mi-août le renouvellement par anticipation de son mandat de gérant, qui arrivait à échéance le 31 mars 2021.

Arnaud Lagardère, qui bénéficie comme associé-commandité d'un statut très protecteur contre les prises de contrôle hostiles, a refusé en août d'organiser l'assemblée générale extraordinaire demandée par ses deux actionnaires, provoquant leur entrée sur le terrain judiciaire.

En première instance, le tribunal de commerce de Paris n'avait pas souhaité désigner un mandataire ad hoc chargé de convoquer cette AG, ce qui aurait constitué un précédent pour un groupe coté en Bourse au statut de commandite par actions (SCA).

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