Un premier roman, un jour

Xavier Durringer, "Sfumato" au Passage

Xavier Durringer. - Photo DR

Xavier Durringer, "Sfumato" au Passage

Tous les jours pendant l’été, Livres Hebdo présente un premier roman de la rentrée littéraire. Aujourd'hui, Sfumato du cinéaste Xavier Durringer.
 

Par Agathe Auproux, Vincy Thomas,
Créé le 14.07.2015 à 16h00,
Mis à jour le 14.07.2015 à 20h02

"J’avais noté dans mon carnet noir, avec son petit crayon vert : « Il y a deux sortes d’écrivains, ceux qui chiadent la première phrase et ceux qui s’en foutent complètement »". C'est la première phrase de Sfumato, premier roman du réalisateur Xavier Durringer, qui paraîtra le 27 août aux éditons Le Passage.
 
Ce roman décrit la vie de Raphaël, entre son nouvel appartement en plein quartier de Belleville, le rock'n'roll ("London Calling"), ses amours (Madeleine, fille d'écrivain, cramée par la coke), le théâtre Marie Stuart, son ami voyou Simon et son petit frère drogué. Jusqu'au jour où il rencontre Viktor, un Juif russe et ancien conseiller à la Maison Blanche, qui ne lit que les brèves de journaux internationaux concernant quelques pays. Celui-ci lui ouvre les portes d'un autre monde en lui révélant que La Joconde est une carte et qu'il doit découvrir le lieu dissimulé par le sfumato.

Comme le dit le père de Madeleine, éditeur, à Raphaël, qui "charbonne" des carnets Moleskine: "Faut savoir ce que vous voulez écrire, je ne parle même pas du sujet, je parle du chant approprié, théâtre, roman, essai, nouvelles, poésie, chansons, scénario, et que tous les sujets ne sont pas bons pour tous les domaines". En écrivant son premier roman à 51 ans, Xavier Durringer s'aventure dans un nouveau territoire, loin de la dramaturgie théâtrale et de la narration cinématographique. La langue est vivante, peuplée d'argot, de néologismes, d'expressions codées. La spirale infernale dans laquelle est entraîné Raphaël alterne une série de portraits de marginaux, une quête initiatique en pleine dépression et une fuite en avant romanesque et illusoire.

L'écrivain fonce tête brulée dans son récit comme on décide d'aller sur un ring pour affronter ses démons, à la recherche d'un bon uppercut.
 
Xavier Durringer est dramaturge et cinéaste. Son dernier film, La Conquête, qui retraçait sous forme de fiction la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, a été présenté en sélection officielle au festival de Cannes. Ses pièces, publiées aux éditions Théâtrales et montées sur les scènes les plus prestigieuses (La Comédie-Française, le Théâtre de la Ville, le Théâtre de la Colline, le festival in d’Avignon), sont traduites en 23 langues et jouées dans plus de 35 pays.

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