Entretien

Damien Hervé (Auzou) : "Il faut jouer sur le transmédia et prendre le temps"

Damien Hervé - Photo MARIE DL

Damien Hervé (Auzou) : "Il faut jouer sur le transmédia et prendre le temps"

En 2020, Auzou a signé une croissance à 5%. Une réussite due à un cercle vertueux entre diversification et personnages iconiques selon Damien Hervé, directeur éditorial de la maison.




 

J’achète l’article 1.50 €

Par Pauline Gabinari,
Créé le 21.04.2021 à 12h00,
Mis à jour le 23.04.2021 à 12h17

En 15 ans, Auzou s'est entouré de personnages iconiques comme Loup ou P'tit loup, des supports forts qui font l'identité de la maison tout autant que son succès. Un choix sur lequel Damien Hervé, directeur éditorial de la maison jeunesse, revient et décrypte.

Auzou réussit l’année avec une croissance de 5%, qu’est ce qui fait la force de votre maison ?

La vocation de la maison, c’est de créer des héros et des univers forts qui mènent au savoir et à la culture. Sur ce terrain-là, nous lançons de nouveaux personnages comme Migali, les Chasseurs de Mystères ou les Héros du CP. Par exemple, Grisette la petite souris est un personnage que l’on vient de lancer et pour lequel on a déjà vendu 13000 exemplaires.

Vidéo, parascolaire, jeu… Votre maison ne fait pas que de l’album, pourquoi ?

Les libraires et les lecteurs ont montré qu’ils aimaient découvrir l’art sur plein de supports. Je pense que les parents, les professeurs et les enfants aiment tout autant découvrir les choses par du jeu, de l’activité, du coffret, du parascolaire ou de l'audiovisuel. En tant qu’éditeur, on est heureux de pouvoir déployer la culture et le savoir sur d’autres supports. Cela permet de toucher d’autres types d’intelligence, d’autres types d’enfants.

Vous vous êtes d’ailleurs lancé dans la Bande dessinée jeunesse il y a quelques semaines...

Oui, cela fait un an et demi que le projet est en cours. Car, avant d’avoir ne serait-ce qu’un plan d’édition, on est allé voir les libraires pour savoir ce qu’ils pensaient du marché, connaître leurs envies et savoir s’ils trouvaient Auzou légitime sur ce segment-là. Et cela a payé, nos deux premiers lancements démarrent très bien !

Avez-vous l’impression de toucher un autre public avec ce type de texte ?

Quand on côtoie des enfants, on voit bien qu’ils sont très différents dans leur façon d’acquérir le savoir. Il y en a qui vont être plus orientés sur l’auditif, d’autres beaucoup mieux réagir au visuel, d’autres enfin qui ont besoin de toucher. À l’intérieur de nos gammes, on trouve passionnant de pouvoir trouver plein d’angles d’entrées auprès des enfants pour s'adresser à un maximum d’entre eux. Par exemple, une de nos gammes parascolaires "Défis" fait appel à toutes les formes d’intelligence, cela permet de casser le côté mono mécanique d’un cahier de soutien ou d’un jeu.

Comment mettre en place ce type de politique éditoriale ?

Il faut jouer sur le transmédia et prendre le temps. L’indépendance commerciale et artistique d’Auzou permet de défendre des héros qui ne partent de rien et de les faire grandir sur de multiples supports… C’est un véritable travail d’orfèvre !

Commentaires (0)

Espace réservé aux abonnés

Livres Hebdo a besoin de votre voix. Nous apprécions vos commentaires sur le sujet, vos critiques et votre expertise. Les commentaires sont modérés pour la courtoisie.

Connectez-vous Pas encore abonné ? Abonnez-vous

On vous
RECOMMANDE

Les dernières
actualités