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Débrayage très suivi chez Sauramps

Sauramps Odyssée à Montpellier - Photo OLIVIER DION.

Débrayage très suivi chez Sauramps

Suite à l’annonce du tribunal de commerce de Montpellier, qui a tranché en faveur de la reprise par Le Furet du Nord, les salariés des librairies montpelliéraines du groupe Sauramps ont déclenché un mouvement de grève.
 

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Par Cécile Charonnat,
Créé le 29.06.2017 à 15h29,
Mis à jour le 29.06.2017 à 16h00

Ils étaient plus d’une cinquantaine de salariés sur le parvis de Sauramps Odyssée (Montpellier), jeudi 29 juin, pour protester contre la décision du tribunal de commerce rendue la veille et qui retient le projet du Furet du Nord pour la reprise des librairies Sauramps, déclarées en redressement judiciaire depuis quatre mois.
 
Décidée hier, dans la foulée de la publication du jugement, la grève a mobilisé tous les employés de Sauramps Odyssée, qui n’a pas ouvert, de l’entrepôt de Mauguio, qui ne fait pas partie du périmètre repris par Le Furet du Nord, ainsi que tous les libraires et hôtesses de caisse présents jeudi sur le site du Triangle (Montpellier) et "solidaires des collègues qui vont être licenciés."
 
Colère et incompréhension

"La décision de justice concernant le dossier de reprise du groupe Sauramps est tombée […] tel un couperet […] ce qui génère colère et incompréhension", indiquent dans un communiqué les salariés qui pointent le fait que tous les protagonistes du dossier – mandataire, administrateur, représentants du personnel, procureur et président du tribunal – ont "affirmé leur préférence pour le dossier Amétis". Porté par l’architecte François Fontès et Bertrand Barascud, ce dossier proposait notamment la reprise de la librairie Sauramps Odyssée et le maintien de 94 postes contre 57 pour le Furet.
 
Outre la colère, ce mouvement de grève a aussi pour but de faire pression sur le procureur du tribunal et sur Jean-Marie Sevestre, ex P-DG du groupe, qui peuvent faire appel du jugement, une procédure toutefois non suspensive. Dans un discours devant les salariés, tenu le 28 juin, Jean-Marie Sevestre aurait laissé planer cette éventualité.

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