Sète

La collection du poète libanais Salah Stétié au Musée Paul Valéry

La collection du poète libanais Salah Stétié au Musée Paul Valéry

Ce dimanche 10 décembre, le musée Paul Valéry à Sète ouvre au public une salle rassemblant la riche collection du poète et Salah Stétié.

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Par Vincy Thomas,
avec afp,
Créé le 10.12.2017 à 11h45,
Mis à jour le 10.12.2017 à 12h00

Une salle Salah Stétié a été ouverte au public ce dimanche 10 décembre au Musée Paul Valéry de Sète (Hérault), riche d'une importante donation du poète libanais octogénaire qui a souhaité ainsi "unir les deux rives de la Méditerranée".

"Paul Valéry et moi sommes tous les deux des poètes de la Méditerranée... une des régions les plus importantes dans les enjeux de la guerre et de la paix dans le monde", a souligné Salah Stétié, lors de la présentation de l'espace dédié à sa donation.

Le visiteur est accueilli dans la salle par une citation de Salah Stétié: "L'Homme est fait de la matière de l'arc-en-ciel. Il est couleur".

Œuvres artistiques, manuscrits et livres

Les oeuvres exposées, qui changeront tous les six mois, permettent de mesurer le compagnonnage noué dès 1948 par le poète avec des artistes tels que Pierre Alechinsky, Jean-Paul Agosti, Jean Anguera, Jacques Clauzel, Antoni Tàpies ou Claude Viallat.

La donation au musée Paul Valéry, poète sétois, réunit 70 oeuvres (peintures, dessins, photographies, sculptures), 14 manuscrits et quelque 190 livres réalisés en collaboration avec des artistes. 

Salah Stétié vient de publier La maison des agapanthes, essai sur ses rencontres avec Gabriel Bounoure, grand critique de l’entre-deux guerres, aux éditions Fata Morgana, qui ont égélament réédité Le voyage d'Alep. En avril, l'éditeur avait publié Lapidaires verdoyants, où l'auteur propose une réflexion sur son rapport à la poésie et à d'autres auteurs comme Paul Valéry, Jean-Jacques Rousseau ou encore Julien Gracq.

Né dans une vieille famille de la bourgeoisie sunnite, le 28 décembre 1929, à Beyrouth, à l'époque du protectorat français sur le Liban, Salah Stétié, dont le père était poète en langue arabe, a choisi d'écrire en français. Resté viscéralement attaché au Liban, qui demeure la source essentielle de son imaginaire poétique, il est aussi l'auteur d'essais, de traductions de poètes arabes ou encore de textes sur l'art. Salah Stétié, qui a mené parallèlement une carrière diplomatique, a reçu le Grand Prix de la Francophonie décerné par l'Académie française en 1995 pour l'ensemble de son oeuvre.

Il a été lié à un grand nombre d'écrivains du XXe siècle, dont Pierre Jean Jouve, Henri Michaux, René Char ou Yves Bonnefoy.
 

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