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La Taïwanaise Yang Shuang-zi, lauréate de l’International Booker Prize 2026

L’écrivaine taïwanaise Yang Shuang-zi (à droite) pose avec son livre "Taiwan Travelogue" aux côtés de sa traductrice de l'anglais Lin King - Photo Brook Mitchell / AFP

La Taïwanaise Yang Shuang-zi, lauréate de l’International Booker Prize 2026

Yang Shuang-zi remporte l’International Booker Prize pour son roman Taiwan Travelogue (Graywolf Press). C’est la première fois qu’un livre écrit en mandarin est couronné de la prestigieuse récompense.

Par Charles Knappek
avec AFP Créé le 20.05.2026 à 08h16 ,
Mis à jour le 21.05.2026 à 09h13

L'autrice taïwanaise Yang Shuang-zi a remporté mardi 19 mai dans la soirée à Londres l'International Booker Prize pour le roman Taiwan Travelogue (Graywolf Press), premier livre écrit en mandarin à être récompensé de ce prestigieux prix littéraire. 

Le prix a été remis lors d'une cérémonie organisée au musée de la Tate Modern. La récompense de 50 000 livres (environ 58 000 euros) a été divisée à parts égales entre l'autrice et la traductrice, Lin King, qui a les nationalités taïwanaise et américaine.

Taiwan Travelogue, qui n'a pas été traduit en français, suit une romancière japonaise lors d'un périple culinaire à travers Taïwan sous occupation japonaise dans les années 1930, accompagnée d'une interprète locale qui partage sa passion pour la nourriture.

Le premier livre de Yang Shuang-zi traduit en anglais

Le livre se présente comme la traduction de mémoires de voyage redécouverts, et explore les thèmes du colonialisme, du pouvoir et de l'amour. Il a été publié en 2020 en mandarin et sa traduction en anglais a paru en mars au Royaume-Uni. Il s'agit du premier livre de Yang Shuang-zi traduit en anglais.

L’autrice, née en 1984, touche à de multiples genres, écrivant de la fiction, des mangas ou encore des scénarios de jeux vidéo. « Les thèmes centraux du roman, le voyage et la nourriture, ont changé ma vie de deux manières évidentes : mes économies ont diminué ; mon poids a augmenté ! », a-t-elle dit à propos de ses recherches pour Taiwan Travelogue.

C'est « un livre captivant, d'une sophistication subtile » qui « réussit à la fois comme histoire d'amour et comme roman postcolonial incisif », a salué la présidente du jury 2026, Natasha Brown.

L'édition 2026 de l'International Booker Prize comptait six finalistes, dont la Française Marie NDiaye, lauréate du prix Goncourt 2009 pour Trois femmes puissantes, qui était en lice avec The Witch (« La sorcière »), publié en français aux éditions de Minuit en 1996 mais seulement traduit cette année en anglais aux éditions Knopf par Jordan Stump, qui a aussi traduit sept autres de ses livres.

Étaient également en lice The Director de Daniel Kehlmann (Quercus, traduit de l’allemand par Ross Benjamin) ; The Nights Are Quiet in Tehran de Shida Bazyar (Dialogue Books, traduit de l’allemand par Ruth Ahmedzai Kemp) ; She Who Remains de Rene Karabash (Tilted Axis Press, traduit du bulgare par Izidora Angel) et On Earth As It Is Beneath d’Ana Paula Maia (Charco Press, traduit du portugais par Zoë Perry).

L'an dernier, l'International Booker Prize avait été décerné à l'écrivaine et activiste indienne Banu Mushtaq avec sa traductrice Deepa Bhasthi, pour le recueil de nouvelles Heart Lamp, sur la vie quotidienne de femmes issues des communautés musulmanes du sud de l'Inde, avec sa traductrice.

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