Le bilan économique des quatre premières semaines de confinement | Livres Hebdo

Par Fabrice Piault, le 17.04.2020 à 14h00 Marché du livre

Le bilan économique des quatre premières semaines de confinement

Photo OLIVIER DION.

Sur la période du 16 mars au 12 avril, les ventes de livres ont chuté de 66% en valeur et de 58,5 % en nombre d'exemplaires, d'après les données établies par GFK pour Livres Hebdo. Mais l'impact de la crise sanitaire varie fortement suivant les catégories d'ouvrages.

Le marché du livre a connu un effondrement de 66% en valeur sur la période du 16 mars au 12 avril, les quatre premières semaines de confinement et de fermeture des librairies, par rapport aux quatre mêmes semaines de l'année précédente, a établi GFK pour Livres Hebdo dans un premier bilan de l'impact économique de la crise sanitaire liée au Covid-19. En nombre d'exemplaires, la chute, un peu moindre dans un contexte où l'activité s'est poursuivie principalement dans la grande distribution (hypermarchés et supermarchés), dans les maisons de la presse et sur Internet, atteint 58,5 % alors qu'entre le début janvier et la mi-mars, les ventes avaient progressé de 0,5% à un an d'intervalle.

Coup d'arrêt sur le tourisme

Le secteur du tourisme et du voyage, dont les ventes en exemplaires ont plongé de 97% à un an d'intervalle sur les quatre semaines du 16 mars au 12 avril, et celui des cartes et atlas (-94%), apparaissent comme les secteurs les plus affectés par la crise sanitaire, qui avait déjà impacté leurs ventes sur la période de janvier à mi-mars, avec respectivement -16% et -12%.

Egalement très fortement touchés pendant les quatre premières semaines de confinement, les secteurs des beaux arts (-90%), notamment à cause de la fermeture des musées, des sciences humaines et du technique (-84%), de l'histoire (-83%), des dictionnaires et encyclopédies (-80%) ou encore des loisirs et du pratique (-76%), s'inscrivaient aussi en recul ou en stagnation sur la période précédente, avec respectivement -2% (art), -3% (sciences), 0% (histoire), -11% (dictionnaires/encyclopédies) et -1% (loisirs/pratique).

Le parascolaire épargné

A contrario, bénéficiant de la fermeture des écoles et des incitations gouvernementales à l'enseignement à distance, le secteur du parascolaire, déjà en forte hausse de ses ventes en exemplaires entre janvier et mi-mars (+21% à un an d'intervalle), n'a pratiquement pas été touché par le confinement (-1%). De même le scolaire et la jeunesse, respectivement à +12% et -1% sur la période de janvier à mi-mars, ont été moins affectés par la récession que la moyenne du marché du livre, avec -20% pour le scolaire et -40% pour la jeunesse sur les quatre semaines du 16 mars au 12 avril.

Les secteurs de la bande dessinée (-69% pendant les quatre premières semaines de confinement, après +11% entre janvier et mi-mars) et de la littérature générale (-59% sur la période 16 mars-12 avril, après - 4% au début de l'année) connaissent, eux, des évolutions proches de la moyenne du marché.
close

S’abonner à #La Lettre