Marché du livre

Les vrais chiffres de la romance : NielsenIQ Bookdata affine ses classifications

Des lectrices de romance pendant le Festival du livre de Paris 2025 - Photo Olivier Dion

Les vrais chiffres de la romance : NielsenIQ Bookdata affine ses classifications

NielsenIQ Bookdata annonce la refonte de sa base de données en matière de romance en l’enrichissant de sept sous-genres. Au cours d'un webinaire organisé vendredi 29 août, un point sur le marché a également révélé la vitalité actuelle de la romance : en 2024, celle-ci a généré plus de 12 millions de livres vendus en France, propulsant son chiffre d'affaires à 165 millions d'euros.

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Par Léon Cattan
Créé le 29.08.2025 à 17h30

C’est un phénomène que les professionnels du livre commencent à connaître : la romance n’a jamais été aussi populaire. Et, pour le prouver, NielsenIQ BookData (ex-Gfk) a des chiffres : en trois ans, la vente d’ouvrages appartenant à ce genre littéraire a doublé, tout comme le nombre de nouveautés proposées.

Lire aussi : Romance : que la chasse commence ! 

Ainsi, l’année dernière, plus de 12 millions d’exemplaires de ces romans ont été vendus, faisant tripler son chiffre d’affaires en l'espace de trois ans, qui s’est élevé à plus de 165 millions d’euros en 2024. Le nombre d'éditeurs proposant une offre de romance a également augmenté. Ils sont deux fois plus nombreux qu'en 2021. 

En raison de cet essor fulgurant, NielsenIQ BookData a revu sa segmentation dédiée pour coller au plus près à la réalité du marché et à sa diversification. Ce nouveau fonctionnement, conçu sur un an et appliqué dès le 1ᵉʳ septembre 2025, a été détaillé à l’occasion d’un webinaire organisé le 29 août 2025.

Sept nouveaux sous-genres

Jusque-là, NielsenIQ BookData regroupait, dans la partie « Fiction », deux classifications : les « Romans dits sentimentaux » et la « Romance contemporaine » (qui incorporait en son sein la « new romance »). Elle propose désormais sept sous-genres regroupés sous le segment sobrement intitulé « Romance » :

  • Le roman sentimental, où l’on retrouve les autrices qui ont marqué l’histoire du genre, à l’instar de Nora Roberts.
  • La romance historique, dépoussiérée par la saga à succès La chronique des Bridgerton de Julia Quinn (J’ai lu).
  • La romance contemporaine (qui englobe la new romance), à l’heure actuelle le sous-genre le plus populaire, et se déroule dans notre monde (post-Seconde Guerre mondiale).
  • La romance de Noël, qui connaît un cycle de vie différent en raison de sa spécificité temporelle.  
  • La dark romance, aux thématiques plus sombres et aux protagonistes torturés, destinée à un public averti.
  • La romantasy, fusion entre la fantasy et la romance où cette dernière prime sur le reste.
  • La romance paranormale, qui diffère de la romantasy en ce qu’elle peut se dérouler dans le monde contemporain, simplement, avec des créatures : les vampires, les loups-garous… Et même des aliens.

 

À noter que ces catégories n’englobent pas les romans érotiques, définis par la plateforme comme des « romans à caractère sexuel dénué de romance – interdit aux moins de 18 ans (couverture très explicite), un film érotique, mais en livre OU essais sur l’érotisme. » Une piste d’amélioration est également étudiée du côté des romans adolescents, qui peuvent reprendre les codes des romances établies par la segmentation NielsonIQ BookData.

« À un moment, la romance finira par reculer, estime Laurent Pringuet, consultant Panel Livre à NielsenIQ BookData. Mais si nous ne pouvons pas encore produire des données chiffrées sur l’année 2025, nous observons déjà un excellent démarrage, probablement supérieur à celui de 2024. »

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