Ludovic-Hermann Wanda, "Prisons" chez L’Antilope | Livres Hebdo

Par Léopoldine Leblanc, le 01.08.2018 à 14h00 Un premier roman par jour

Ludovic-Hermann Wanda, "Prisons" chez L’Antilope

Ludovic-Hermann Wanda - Photo DR/L’ANTILOPE

Pendant l’été, Livres Hebdo présente chaque jour un premier roman de la rentrée littéraire 2018. Avec Prisons, à paraître le 23 août chez l’Antilope, Ludovic-Hermann Wanda signe un portrait du monde carcéral en se jouant de l’argot et du français châtié.

"En cette année 2003, le mois d’avril coule son seizième jour." Le premier roman de Ludovic-Hermann Wanda, Prisons, à paraître le 23 août chez l’Antilope, s’ouvre la même année où l’auteur a été incarcéré à Fleury-Mérogis (Essonne) pour trafic de drogue. Son narrateur, un jeune Noir de banlieue, se retrouve en prison pour les mêmes raisons. Il décide d’y poursuivre ses études et d’enseigner le français aux autres détenus.

Un regard sur le monde carcéral qui "se veut aussi le portrait d’une certaine France, abandonnant une frange de sa jeunesse", souligne Kerenn Elkaïm dans son portrait du primo-romancier pour Livres Hebdo. Un roman "jubilatoire" et "détonnant" porté par une écriture qui jongle "entre le "wesh-wesh" de départ et l’art de manier le français, de façon bigarrée et drolatique", poursuit-elle.
 
Né en 1981 à Paris, Ludovic-Hermann Wanda a grandi en banlieue parisienne dans une famille camerounaise d’ascendance aristocratique. A 20 ans, il est incarcéré pour trafic de stupéfiants et choisit de poursuivre ses études en prison. Il est à présent diplômé en mathématiques et en philosophie et s’attache à transmettre ce qu’il nomme "un langage minimum d’insertion".
 
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