"Mauvaises herbes" de Dima Abdallah (Sabine Wespieser) | Livres Hebdo

Par Alexiane Guchereau, le 18.07.2020 à 10h00 Premiers romans de la rentrée

"Mauvaises herbes" de Dima Abdallah (Sabine Wespieser)

Dima Abdallah - Photo DAVID POIRIER/SABINE WESPIESER

Pendant l’été, Livres Hebdo présente 20 des 65 premiers romans de la rentrée 2020.

"La main du géant est tellement immense qu'un seul doigt me suffit". Dans les premières lignes de ce premier roman de Dima Abdallah, Mauvaises herbes, à paraître le 27 août chez Sabine Wespieser, la narratrice se réjouit de retrouver avant l’heure "son géant". La main accrochée à l’un de ses grands doigts, elle est certaine de traverser sans crainte le chaos.

Mauvaises herbes raconte l'histoire d'une enfant de 6 ans qui vit à Beyrouth en pleine guerre. Malgré les périls, la seule présence de son père suffit à la rassurer. Ce dernier lui transmet son amour des plantes mais lorsque le reste de la famille fuit le pays, il refuse de quitter sa terre. Arrivée à Paris à 12 ans, la jeune fille fuit la mélancolie en se réfugiant auprès des arbres et des fleurs, mais aussi en quête des mots justes.

Le roman a été sélectionné pour le Prix Stanislas, le Prix Première plume et pour le prix "Envoyé par La Poste" 2020.

"Née au Liban en 1977, cette archéologue de l'Antiquité tardive fouille les strates des liens familiaux pour retrouver une paix intérieure" estime Kerenn Elkaïm dans son avant-critique du roman, publiée dans le numéro du 5 juin. Fille des écrivains Mohammed Abdallah, dont un de ses poèmes traduit de l'arabe clôt le roman, et Hoda Barakat, Dima Abdallah vit à Paris depuis 1989. Elle a écrit des nouvelles et des poèmes jamais publiés
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