Récompense

Mohammed Hasan Alwan, lauréat du prix international du roman arabe

Mohammed Hasan Alwan - Photo UNDERSEA11/CC BY-SA 4.0

Mohammed Hasan Alwan, lauréat du prix international du roman arabe

L’écrivain saoudien est récompensé pour Une petite mort, publié par Dar Al Saqi.

Par Cécilia Lacour,
Créé le 26.04.2017 à 15h26,
Mis à jour le 26.04.2017 à 16h00

Le 10e Prix international de la fiction arabe (International Prize for Arabic Fiction ou IPAF) revient à l’auteur saoudien Mohammed Hasan Alwan pour Une petite mort, publié par Dar Al Saqi.
 
Ce prix majeur de la littérature arabe a été annoncé mardi 25 avril lors de la Foire internationale du livre d’Abu Dhabi, qui se déroule du 26 avril au 2 mai. Organisé chaque année par la Booker Prize Foundation, qui décerne le Booker Prize au Royaume-Uni, avec le soutien de Tourism & Culture Authority d’Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis, il est doté de 50000 dollars (environ 44150 €) et le lauréat verra son œuvre traduite en anglais. Mohammed Hasan Alwan succède à Rabai al-Madhoun, récompensé l’année dernière pour Destins: Concerto de l'holocauste et de la Nakba.

Né en 1979 en Arabie Saoudite, Mohammed Hasan Alwan, qui vit désormais à Toronto (Canada), a publié quatre autres romans dont Le Castor (Seuil, 2015) dont la traduction française, assurée par Stéphanie Dujols, a remporté le prix de la Littérature arabe 2015. En 2014, il a également rédigé un essai, Migration: théories et facteurs clé, non traduit en France.
 
Une petite mort est une biographie romancée de Muhyi-d-dîn Ibn’Arabi, théologien, juriste, poète et métaphysicien musulman du XIIe siècle. Le roman retrace ses voyages d’Andalousie à l’Azerbaïdjan, via le Maroc, l’Egypte, l’Arabie saoudite, l’Irak et la Turquie. 
 
Le roman "explore la vie et les pensées d’Ibn Arabi. Avec un talent artistique saisissant et une langue captivante, l’œuvre apporte un éclairage sur la vision d’Ibn Arabi sur l’amour temporel et spirituel dans leur forme la plus raffinée. La vie d’Ibn Arabi et l’homme qui l’est, évoluent et prennent forme dans un contexte tumultueux avec des guerres et des conflits", a commenté dans un communiqué l’écrivaine Sahar Khalifeh, présidente du jury. 

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