Nathalie Roy, nouvelle ministre de la Culture québécoise | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 19.10.2018 à 17h02 (mis à jour le 22.10.2018 à 12h26) Québec

Nathalie Roy, nouvelle ministre de la Culture québécoise

Nathalie Roy

La nomination à la Culture de l'avocate, journaliste et députée Nathalie Roy a été bien accueillie par les associations d'écrivains et d'éditeurs du Québec. L'Education sera sous la repsonsabilité de Jean-François Roberge, par ailleurs auteur de deux romans jeunesse.

François Legault, nouveau Premier ministre du Québec, a présenté son gouvernement le 18 octobre. Il a nommé Nathalie Roy comme ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Langue française.

Elue députée caquiste de Montarville depuis 2012, Nathalie Roy, 54 ans, est avocate et journaliste. Elle a notamment travaillé en tant que journaliste, animatrice, rédactrice en chef et productrice pour les chaînes télévisées de TQS, Radio Canada, TVA, mais aussi pour RDI et LCN, les deux chaînes d'information continue de la Province.

Elle a aussi été porte-parole de son parti Coalition Avenir Québec (CAQ) en matière de culture et de communications et chargée de la Charte de la langue française de 2012 à 2014.

Le ministère a, entre autres, sous sa responsabilité Bibliothèque et Archives nationales du Québec, l'Office québécois de la langue française et la Sodec.

L'Union des écrivaines et des écrivains Québécois a félicité la ministre pour sa nomination, rappelant que "la CAQ s'est engagée à maintenir la politique culturelle adoptée en juin dernier par le gouvernement libéral sortant, incluant son cadre budgétaire, et à réviser les lois sur le statut de l’artiste. Ces deux promesses doivent devenir réalité."

Regrettant que la culture n'ai pas été au centre de la campagne électorale, l'Union souhaite que le gouvernement "renforce la Loi sur le statut professionnel des artistes des arts visuels, des métiers d'art et de la littérature et sur leurs contrats avec les diffuseurs (S-32.01) pour qu’elle offre une protection semblable à la loi qui régit les artistes de la scène, du disque et du cinéma, en garantissant notamment la négociation d’une entente-cadre entre les écrivains et les éditeurs."

Par ailleurs, Eric Girard, ancien vice-président de la Banque nationale du Canada, est nommé ministre des Finances. De son côté, l'enseignant entré en politique il y a une dizaine d'années, Jean-François Roberge, est nommé ministre de l'Education et de l'Enseignement supérieur. Il est l'auteur d'essais sur la justice et l'école, mais aussi de deux romans jeunesse: Francis perdu dans les méandres (2010) et Francis l'intrépide (2014), tous deux publiés aux éditions Pierre Tisseyre

L'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) a accueilli "favorablement" la nomination des ministres de la Culture et de l'Education: "En confiant ces deux ministères névralgiques pour les éditeurs et les gens du livre d’ici à deux élus aguerris comme monsieur Roberge et madame Roy, le premier ministre François Legault renoue avec la tradition québécoise de prioriser culture et éducation. L’ANEL souhaite que ces deux ministres puissent à ce chapitre mettre en action les plans déjà annoncés par le précédent gouvernement". L'ANEL ajoute: "Au chapitre de la culture et du livre, l’ANEL entend appuyer la nouvelle ministre dans des chantiers aussi exigeants que la révision de la loi 51, collaborer étroitement à la révision de la Loi sur le statut de l’artiste et de la Loi de la SODEC. Enfin, elle contribuera à toutes les actions qui viseront à sortir le Québec de sa léthargie en matière de littératie."

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